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L’industrie européenne des actifs alternatifs confiante malgré l’impact de la Covid

Asset, Management / Private equity / Immobilier / Investissements

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L’industrie européenne des actifs alternatifs confiante malgré l’impact de la Covid

Une étude de Preqin confirme que le marché des investissements alternatifs a durement été touché par la crise avec seulement 126 milliards d’euros d’opérations conclues. La croyance en une reprise «en K» règne toutefois.
Amundi
Amundi

Les actifs alternatifs, qui qualifient les actifs différents des quasi-liquidités, actions et obligations, n’ont d’alternatifs que leur nom. En effet, l’étude de Preqin, publiée hier avec Amundi, rappelle que près de 2 000 milliards d’euros de ces actifs étaient sous gestion en Europe en décembre 2019. Ce sont plus de 3 000 investisseurs institutionnels qui sont actifs dans le domaine sur le vieux contient. Au sein des 2.000 milliards d'euros on retrouve le private equity, avec 795 milliards d’euros, les hedge fund, avec 609 milliards d'euros, l’infrastructure (219 milliards d’euros), l’immobilier (186 milliards d’euros) et la dette privée (179 milliards d’euros). Les ressources naturelles, encore négligeables (14 milliards d’euros), ont vocation à prendre une proportion plus importante dans le futur.

Mais avant de parler du futur, Preqin et Amundi s’intéressent au présent en se plongeant dans l'impact de la crise sanitaire sur le secteur. Ainsi, ils rapportent que seuls 126 milliards d’euros d’opérations ont été conclues au premier semestre 2020, soit seulement 38 % du montant de l’année passée à la même époque. "La crise du COVID-19 nous a évidemment pris au dépourvu par la vitesse avec laquelle elle s’est répandue et la force du virus ", commente Dominique Carrel-Billiard, directeur délégué d’Amundi, dont la phrase commente tant la propagation du virus que ses conséquences économiques. En relatant les multiples incertitudes pesant sur les activités, le dirigeant du spécialiste des investissements alternatifs veut néanmoins distinguer la crise actuelle de celle de 2007-2008. A l’époque le secteur était très peu développé et structuré. Son fort développement depuis une dizaine d'années l'ont rendu incontournable pour la relance économique. "La crise de 2008 a fait monter les actifs alternatifs, je pense que les investissements continueront dans le secteur ". Dominique Carrel-Billiard précise tout de même que " nous verrons des changements, car ce sont les crises qui provoquent les changements". Ces changements, ils les voient à travers une reprise qu’il voit arriver en "K", pour qualifier que certains investissements repartiront à la croissance, et d’autres péricliteront.

Sur la levée de fonds, il ne se fait pas de soucis "un petit hoquet de passage, mais cela ne remet pas en cause la ligne fondamentale et les moteurs solides : l’arbitrage, les actifs réels alternatifs offrent le meilleur couple risque-rendement, l’intérêt de ces actifs pour nourrir la robustesse et la résilience d’un portefeuille diversifié, l’impact dans l’économie réelle de tels investissements, et la demande latente de la part des investissements particuliers d’arriver sur le domaine".

Dans l’Hexagone, on ne dénombre pas moins de 166 investisseurs et 559 gestionnaires de fonds actifs dans ce qui n’est d’autre que le marché le plus important d’actifs alternatifs sur le vieux continent avec 240 milliards d’euros d’actifs sous gestion. Et le premier semestre a donné lieu à quelques belles opérations, avec notamment un gros contrat d’infrastructure de 4,3 milliards d'euros de Vauban Infra Fibre, une société créée par Vauban Infrastructure Partners, filiale de Natixis Investment Managers, et Axione dans le domaine de la fibre. Globalement, les investissements d’infrastructure ont d’ailleurs déjà dépassé ceux de l’année 2019 en six mois, avec 5,6 milliards d’euros. Le private equity a lui souffert, tombant de 14 milliards d’euros au S1 2019 à 3,4 milliards au S1 2020.

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