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Renault / Luciano Bindo / Luca de Meo
Renault réalise un gros coup mercato
Le mercato estival est prolongé cette année et pas que dans le sport. Luciano Bindo, président de Toyota Motor Manufacturing France depuis 2017 et symbole de l’usine Toyota à Onnaing-Valenciennes, va rejoindre Renault dans les prochains jours. Il prendra la tête des usines du nord de la France, de Maubeuge (où est assemblée la Kangoo), Douai (Talisman, Espace et Scenic) et Ruitz (boîtes de vitesses). Précisément, il est nommé directeur industriel du pôle électrique et véhicules utilitaires légers du Nord de la France. Toyota a indiqué vendredi dernier dans un communiqué de presse que Marvin Cooke, jusqu’ici senior Vice-président, assurerait dès à présent la casquette jusqu’ici confiée à Luciano Bindo. Johan van Zyl, président de Toyota Motor Europe, de rajouter : "nous respectons bien sûr la décision de Luciano même si nous la regrettons".
Cette venue s’inscrit dans la réorganisation menée par Lucas De Meo, nouveau directeur général de Renault, qui fait suite aux résultats catastrophiques de la marque au losange lors du premier semestre 2020. Et cela se fait plutôt dans la discrétion. La semaine dernière, la nomination de Nicolas Maure au poste d’executive vice president avait été annoncée par un communiqué de presse et était presque passée inaperçue. Jeudi dernier, c’est un poste de directeur de la communication des marques qui a été créé "dans le cadre du projet d’évolution de l’organisation du groupe autour de ses marques " et confié à Christian Stein. L’homme est un habitué du milieu puisqu’il était directeur de la communication et des relations institutionnelles de Seat depuis 2015.
C’est donc chez la concurrence que Renault réalise son mercato. Un peu plus tôt dans l’été, c’est Gilles Vidal, ancien designer en chef de PSA, et Alejandro Mesone-Romanos, directeur du design chez Seat depuis 2011, qui avaient été recrutés par le nouveau directeur général. Après le design et la communication, c’est la partie industrielle qui est visée. Luciano Bindo devrait s’occuper de la réorganisation industrielle du groupe dans le Nord, avec notamment le dossier chaud de l’usine de Maubeuge sur lequel l’exécutif avait arraché un dialogue social début juin contre l’obtention d’un prêt garanti de 5 milliards d’euros.
Le cours de l’action était à la mi-journée en hausse de plus de 1,5 %.
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