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Renault / Dacia / Alpine / Luca de Meo

Luca de Meo imprime sa marque chez Renault

Le nouveau patron revoit l’organisation du constructeur pour accorder la priorité aux produits et à leur rentabilité.
Luca de Meo (Crédits : DR)
Luca de Meo (Crédits : DR)

Pressé de trouver une solution aux sérieuses difficultés du groupe Renault ("résultats catastrophiques", comme l’a reconnu son président Jean-Dominique Senard, tensions avec ses alliés Nissan et Mitsubishi), son nouveau directeur général Luca de Meo, en poste depuis le 1er juillet, a pris ses premières décisions qui tournent définitivement la page de l’ère Carlos Ghosn.

Exit l’organisation par grandes zones géographiques qui, si elle a eu le mérite de faire de Renault un constructeur réellement international au cours de la décennie 2000, était le fruit d'une priorité accordée aux volumes et aux parts de marché pour répondre à une demande exponentielle qui s’est finalement révélée imaginaire.

Désormais, comme l’ont déjà indiqué Luca de Meo et Clotilde Delbos – directrice générale adjointe – à plusieurs reprises depuis le mois de mai, la priorité est à la restauration de la marge bénéficiaire du constructeur français. On connait déjà le volet financier : un plan de 2,1 milliards d’euros d’économies sur trois ans a été annoncé fin mai par Jean-Dominique Senard et Clotilde Delbos, alors que le dirigeant italien n’était pas encore en place.

Mais comment Luca de Meo a-t-il décidé de s’y prendre pour faire rentrer l’argent dans les caisses ? Mettre les marques au centre de l’organisation. Ainsi, quatre "business units" (BU) ont été créées pour chacune d’elles : Renault, Dacia, Alpine et Nouvelles mobilités. Une organisation "plus simple et plus orientée vers les résultats", espère ainsi le constructeur.

Cette réorganisation comporte aussi un volet humain : il s’agit de "renforcer la cohésion, la motivation et le sentiment d’appartenance des équipes ainsi regroupées par marque", précise Renault. Dans ce cadre, chaque marque aura un patron. L’organisation de chaque BU, qui reste à construire, a été confiée à un dirigeant du groupe automobile : Luca de Meo chapeautera Renault, Denis Le Vot (actuellement directeur des régions, du commerce et du marketing) Dacia, Cyril Abiteboul (directeur général de Renault Sport Racing) Alpine et Clotilde Delbos aura la charge des Nouvelles mobilités.

Cette reprise en main plus directe des différentes marques est également censée se rapprocher du client et ancrer l’identité de chacune d’entre elles – alors que le grand succès de Dacia a soulevé la question de cannibalisation de Renault par la marque roumaine low cost.

Désormais, Luca de Meo a l’intention de faire monter en gamme la marque au losange, qui dépend fortement de ses modèles compacts (Twingo, Clio) –  trait culturel fort depuis la "Régie Renault" de 1945. Il réutilise ici la recette qui a fait son succès chez l’espagnole Seat, une marque de Volkswagen revenue de loin et qui a réussi à passer d’une image de marque "jeune" et accessible à une image plus sportive aux véhicules plus onéreux. Parallèlement, Dacia ne s’éloignera pas de son positionnement low cost, tout en lui ajoutant une touche plus décontractée pour conserver l’intérêt de sa clientèle. Dans cette logique, la marque sportive Alpine restera éminemment sportive, mais plus seulement axée sur une image retro.

Les investisseurs ont bien réagi à l’annonce, qui est l’un des premiers éléments concrets du projet de Luca de Meo pour la renaissance de Renault. Le titre bondissait de 6,3% (à 24,9 euros) vers 15h00.

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