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Evenements / Carlos Ghosn / Renault / Thierry Bolloré / Jean-Dominique Senard / Alliance / Nissan / Luca de Meo

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Carlos Ghosn / Renault / Thierry Bolloré / Jean-Dominique Senard / Alliance / Nissan / Luca de Meo

Renault pourrait avoir trouvé son nouveau chef

À quelques heures de la conférence de Carlos Ghosn au press club de Beyrouth, il y a du nouveau à la direction de Renault. Luca de Meo a quitté Seat hier, et pourrait être le nouvel homme de Jean-Dominique Senard.
Luca de Meo (Crédits : DR)
Luca de Meo (Crédits : DR)

Pendant que l'affaire Carlos Ghosn prend un tout autre tournant depuis sa fuite à Beyrouth, là où il est adulé pour son CV de business man, Renault préfère avancer en laissant les bavures aux Libanais et aux Japonais. Preuve en est, à quelques heures de la tenue de l'une des conférences les plus médiatisées jamais données, le patron de Seat Luca de Meo, annonce sa démission de la filiale espagnole de Volkswagen, lui qui est pressenti depuis des mois pour succéder à Thierry Bolloré à la direction générale de la firme au losange.

Pendant que Carlos Ghosn se réfugiait dans l'une de ses magnifiques demeures à Beyrouth, pour passer le réveillon auprès de ses fervents partisans, Renault fêtait sa première année sans véritable patron à sa tête. Les attitudes managériales de Thierry Bolloré, arrivé à la direction générale en 2019 et rapidement considéré comme une force perturbatrice par les dirigeants de Nissan, ont contrasté avec la force tranquille et humaniste de Jean-Dominique Senard. Officieusement, c'est bien pour cette raison que l'ancien faire-valoir de Carlos Ghosn a été démis de ses fonctions, remplacé alors par Clotilde Delbos. Cette dernière, qui a quelque temps aspiré à un titre définitif chez Renault, a rapidement été remise à sa place, prévenue en interne par l'arrivée d'un autre directeur général. C'est pourquoi, c'est bien un remplaçant de Thierry Bolloré et non de Clotilde Delbos, dont Renault était activement à la recherche.

Plusieurs noms ont alors circulé, parmi lesquels Didier Leroy, numéro deux de Toyota, Henri Poupart-Lafarge, patron d'Alstom Patrick Koller, directeur général de l'équipementier Faurecia, mais aussi Luca de Meo. Ce dernier devra d'abord négocier l'abandon d'une clause de non-concurrence avant d'accepter un poste prestigieux mais périlleux. C’est-à-dire que Luca de Meo, s'il est effectivement le prochain numéro deux de Renault, devra affronter un marché de plus en plus difficile dans le cœur de l'Europe, investir dans de nouveaux véhicules électriques, et rafistoler les relations tendues avec le partenaire d'alliance mondiale Nissan.

Ce pentaglotte, aux commandes de Seat depuis quatre ans, a hautement participé au redressement de la marque, désormais bien placée dans le portefeuille de Volkswagen avec des bénéfices en hausse de 24% à 286 millions d'euros en 2018.

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