WAN
menu
 
!
L'info stratégique
en temps réel
menu
recherche
recherche
Abonnez-vous
Abonnez-vous à notre newsletter quotidienne
Malgré Borsa Italiana, Euronext garde sa souplesse

Entreprises / Actions / Euronext / Bourse

Entreprises / Actions
Euronext / Bourse

Malgré Borsa Italiana, Euronext garde sa souplesse

S&P Global Ratings a placé dans la nuit de dimanche à lundi la note de long terme "A-" d'Euronext sous surveillance "avec implication négative".
Euronext - crédit photo : DR
Euronext - crédit photo : DR

Si l’acquisition de Borsa Italiana par Euronext devrait être effective d’ici à la fin du premier trimestre 2021, les premières conséquences se font déjà sentir. Et si le cours de la Bourse clôturait en baisse de 2,45 % lundi après avoir déjà perdu 5,65 % vendredi, c’est désormais du côté du financement que l’on se penche. S&P Global Ratings a placé dans la nuit de dimanche à lundi la note de long terme "A-" d'Euronext sous surveillance "avec implication négative". Cela reflète l’ "opinion selon laquelle la société augmentera considérablement son levier financier grâce à l'opération. Bien que nous prévoyions que le groupe restera très générateur de liquidités et sera en mesure de se désendetter, nous pensons que les ratios de levier financier resteront élevés même jusqu'à la fin de l'année 2022 ". Pire, "si l'opération est conclue, nous prévoyons d'abaisser notre note à long terme de deux crans à "BBB" pour refléter l'effet de levier sensiblement plus important que le groupe aura dans les 18-24 mois suivant la clôture de l'opération", prévient l’agence de notation. 

Malgré ces prévisions, l’essentiel reste qu’Euronext conserve son statut d’Investment grade. Ces légères inquiétudes proviennent du financement de l’opération estimée à 4,33 milliards d’euros ; 300 millions d’euros doivent être apportés en cash alors que 1,8 milliard proviendra d'émission de nouvelle dette et 2,4 milliards d’euros en fonds propres via une augmentation de capital souscrite par les alliés italiens d'Euronext dans l'opération, CDP Equity (structure d'investissement de la Cassa Depositi e Prestiti) et Intesa Sanpaolo. Aussi, avec 1,8 milliard d’euros de dette supplémentaire, le profil de risque financier d’Euronext passe de modeste à important pour S&P. Et avec l'apport de 250 millions d’euros d’EBITDA sous-jacent provenant de Borsa Italiana, "nous prévoyons que le ratio dette/EBITDA ajusté par S&P Global Ratings sera d'environ 3,4x d'ici fin 2021 et de 2,8x d'ici fin 2022, contre 1,8x prévu fin 2020 ".

Pour autant, c’est surtout l’idée d’une opération pertinente qui ressort. "Nous pensons que cette acquisition pourrait transformer Euronext et nous amener à revoir notre évaluation de son profil de risque commercial, qui passerait de satisfaisant à fort", reconnait l’agence de notation. De son côté, UBS souligne les synergies : "nous abaissons notre objectif de réduction des coûts à 25 % de la base de coûts de Borsa Italiana, contre 30 % précédemment. Bien qu'Euronext vise officiellement 22,5 %, nous pensons que sa génération de synergies se poursuivra avec cet accord." L’EBITDA post-fusion de la société de services financiers est d’ailleurs en hausse dans sa nouvelle estimation de 19 % pour atteindre 286 millions d’euros.

Vous souhaitez réagir à cet article ou apporter une précision ?
Commentez cet article