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Le groupe ADP et les syndicats trouvent finalement un point d’entente
La crise pandémique actuelle, si elle touche tous les secteurs, est encore plus meurtrière pour ceux directement affectés par les contraintes limitant les déplacements : en octobre, le trafic des aéroports parisiens équivalait au quart de celui de l’an dernier. Le Groupe ADP, gestionnaire des trois aéroports concernés, Paris Charles de Gaulle, Orly et le Bourget, s’est trouvé dans l’obligation de réduire drastiquement ses dépenses pour ne pas couler. À cette fin, il a conclu hier un accord de rupture conventionnelle collective (RCC), accepté à l’unanimité par les organisations syndicales, alors que le dialogue entre ces organisations et le groupe ADP était sans issue au début du mois de novembre.
L'accord RCC arrêté présente l’avantage de permettre des départs volontaires des salariés négociés par les syndicats. Le groupe affirme vouloir limiter autant que possible les départs non choisis, "la direction s’engage à ce qu’aucun départ contraint pour motif économique n’ait lieu jusqu’au 1er janvier 2022". Son P.-D.G., Augustin de Romanet, considère que cet accord constitue une étape historique du dialogue syndical, se réjouissant qu’un terrain d’entente ait finalement été trouvé avec les organismes syndicaux, dans un climat qui s’est apaisé grâce aux efforts de compréhension déployés par les deux camps. Concrètement, le nombre maximal de départs volontaires est fixé à 1550 ce qui représente plus d’un cinquième des salariés du groupe. Parmi ces départs, 700 ne seront pas remplacés.
Les discussions ont été amorcées il y a plusieurs mois entre le numéro un mondial de la gestion d’aéroports et la sphère syndicale. Les deux principaux syndicats, la Confédération générale du travail (CGT) et la Confédération générale des cadres (CGC) s’étaient d’abord opposés fin août au rythme de négociation imposé par le groupe, refusant pour ce motif de participer à la réunion du comité social et économique (CSE), qui devait être dédiée à fixer les termes du plan de restructuration. Finalement, dès le 31 août dernier, un ensemble de trois propositions, complémentaires les unes des autres, avait été élaboré pour être soumis aux organisations syndicales. L’accord RCC était joint à un accord de performance collective (APC) ainsi qu’à un accord permettant de prolonger le dispositif de chômage de longue durée (APLD). Mais cela s'est soldé par un échec du dialogue entre syndicats et comité de direction : la majorité des organisations syndicales n’ont pas signé les accords proposés. Il s'en est fallu d'un mois supplémentaire pour qu'un accord soit finalement signé à l’unanimité par la CFE-CGC, la CGT et l’union nationale des syndicats autonomes (Unsa).
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