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Joe Biden / Etats-Unis / plan budgétaire
Joe Biden abat ses cartes
Face à l'ampleur de la crise économique, "on ne peut pas se permettre de rester les bras croisés", a expliqué hier soir Joe Biden, en présentant, depuis son fief de Wilmington, dans le Delaware, ce paquet d'aides, baptisé "plan de sauvegarde". Un plan qui pèse 1.900 milliards de dollars, soit 8,6 points de Produit intérieur brut.
Joe Biden a fait feu de tout bois puisque l’on retrouve dans ce plan des chèques aux Américains (1400 dollars sous conditions de ressources), une nouvelle prolongation de l'extension des allocations de chômage (jusqu'en septembre 2021 et comprenant un paiement complémentaire de 400 dollars par semaine) ou encore des fonds pour rouvrir les écoles et accélérer tests et vaccins. Par ailleurs, alors que plusieurs études font état depuis quelques mois de la situation de détresse sociale dans lequel se trouvent nombre d’Américains, on peut noter la présence de la prolongation de la suspension des expulsions locatives et saisies immobilières jusqu'à fin septembre et une aide alimentaire renforcée, entre autres. Joe Biden a également évoqué un plan d'investissements dans l'économie verte, dont les contours seront précisés dans les prochaines semaines. Il s'agira alors de créer des "millions" d'emplois manufacturiers "bien payés".
Reste maintenant à convaincre le Congrès et les obstacles semblent être légion…Certes, les responsables démocrates des deux chambres ont assuré Joe Biden de leur soutien: "Nous allons nous mettre tout de suite au travail pour transformer en législation, qui sera adoptée par les deux chambres et ratifiée en loi, la vision du président élu Biden", ont réagi Chuck Schumer et Nancy Pelosi. Cependant, "les personnes en charge de la transition de Joe Biden et les démocrates du Congrès ont fait savoir qu'ils espéraient adopter cette proposition par voie d'ordonnance ordinaire, et non par le biais du processus de réconciliation budgétaire. Cela signifie qu'il faudrait 60 voix au Sénat, et donc le soutien d'au moins 10 républicains. Nous ne nous attendons pas à ce que dix républicains soutiennent un programme d'aide de 1 900 milliards de dollars", expliquent les économistes de Goldman Sachs.
Si bien que selon la banque américaine, c’est un accord sur un plan de 1.100 milliards de dollars qui devrait être trouvé entre la mi-février et la mi-mars. Dans le détail, cela dépendra de plusieurs facteurs, tels qu’entre autres, le processus de destitution ou les nominations présidentielles qui pourraient tous deux occuper une partie importante du calendrier du Sénat, explique la firme.
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