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Une répartition inégale de l'épargne selon les ménages

Macro-économie / Taux / Epargne / ménages

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Epargne / ménages

Une répartition inégale de l'épargne selon les ménages

Près d’un an après le début de la pandémie, la Banque de France révèle le surplus d’épargne des Français accumulé en 2020 : environs 110 milliards de dollars dorment dans les comptes en banque des ménages. Mais mettre de l'argent de côté est un luxe que tout le monde ne peut s'offrir.
portefeuille - gestion - épargne
portefeuille - gestion - épargne

Selon une étude de la Banque de France parue hier, l’épargne financière des ménages est comprise entre 170 et 188 milliards d’euros sur l’ensemble de l’année 2020 : une augmentation de 167 % par rapport aux 67 milliards d’euros un an auparavant. L'institut d'émission obtient ce montant en calculant la différence entre les placements financiers (entre 240 et 260 milliards d’euros) et la dette des ménages (70 milliards d’euros).

Les experts de la Banque centrale considèrent que cela représente un surplus compris entre 100 et 120 milliards d’euros, si l’on compare la situation observée à ce qu’elle aurait été si la pandémie n’avait pas eu lieu - en prolongeant la tendance de 2019. Les analystes de la banque des banques constatent que ce surplus s’est principalement formé pendant les mois de confinement des Français, c’est-à-dire les mois de mars, avril, mai et novembre de l’année 2021. Le contexte pandémique, s’il a mis sous pression les revenus d’une partie des ménages, a aussi réduit les occasions de dépenses et réduit les besoins en biens de consommation. Cette accumulation résulte aussi de l’incertitude des ménages quant à la suite.

 

Une épargne qui s’accumule chez les plus aisés

 

Selon une autre étude du Conseil d’analyse économique (CAE) parue au mois d'octobre 2020, 20 % des ménages les plus aisés ont accumulé 70 % de cette épargne. Le même constat est établi en Suisse par le Centre de recherches conjoncturelles de l’université de Zurich (KOF), qui s’appuie sur six sondages auprès de plus de 200 000 résidents.

D'après leur enquête publiée hier, d’un côté "l’épargne des ménages à faibles revenus a considérablement diminué", en témoigne : "environ 39 % des personnes dont le revenu mensuel du ménage est inférieur à 4 000 francs suisses ont déclaré avoir puisé dans leurs économies" ; de l’autre, "elle a augmenté chez la moitié des ménages aux revenus les plus élevés" : les ménages aux revenus élevés ou très élevés ont réduit leurs dépenses de 16 % en moyenne selon les sondages. Si bien que la propension à épargner n'est pas la même selon les revenus des foyers.

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