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Politique économique / Taux-dette souveraine / Agence France Trésor / Taux négatif

Politique économique
Taux-dette souveraine / Agence France Trésor / Taux négatif

La France émet encore à taux négatifs sur son 10 ans

L'Agence chargée de la gestion de la dette française a émis pour 11 milliards d'euros de titres à échéance 2030, 2040 et 2052 à des taux en hausse par rapport à la dernière adjudication de même échéance. La conséquence du mouvement de remontée des taux constaté sur l'ensemble des souverains depuis le début de l'année.
Salle des marchés de l’AFT - Agence France Trésor - obligations souveraines
Salle des marchés de l’AFT - Agence France Trésor - obligations souveraines

L'AFT a émis hier pour près de 11 milliards d'euros d'obligations de titres à long terme, à des taux en hausse sensible par rapport au début de cette année. Ainsi, l'agence chargée de la gestion de la dette française a levé pour 6,27 milliards d'euros d'obligations à échéance novembre 2030, à un taux de -0,07% contre un rendement de -0,33% début janvier lorsqu'elle avait abondé la même souche. De même, les titres mai 2040 ont été émis à un taux de 0,43% contre 0,10% début janvier pour la même échéance tandis que ceux de mai 2052 se sont adjugé à un rendement de 0,72% contre 0,36% en début d'année. Soit une hausse de 38 points de base en moyenne sur les trois échéances par rapport aux taux de début janvier, et qui correspond à l'évolution du marché des taux souverains français depuis deux mois.

Ainsi, alors que les titres français à dix ans s'échangeaient autour de -0,4% début janvier, ils se traitent désormais autour de -0,06%. Ils se rapprochent ainsi de 0% après être brièvement passés en territoire positif le 25 février dernier. Une hausse des rendements qui concerne l'ensemble des États de la zone euro, et liée à la remontée des anticipations d'inflation aux Etats-Unis, qui a entraîné un emballement des taux américains, s'étant ensuite propagé au Vieux Continent.

Mais depuis l'accélération fin février, nombre de gouverneurs de la BCE ont pris la parole pour apaiser les tensions sur le marché obligataire, assurant que Francfort ne sortirait pas de sa politique accommodante tant que la reprise ne serait durablement installée. Lundi, le gouverneur de la Banque de France a ainsi affirmé que la BCE interviendrait sur le marché en utilisant la flexibilité du programme d'achats de titres d'urgence pandémique s'il était besoin. Mardi, le vice-président Luis de Guindos a de son côté expliqué qu'il serait essentiel de comprendre d'où venait cette hausse des rendements et qu'en tout état de cause, les responsables avaient "la flexibilité nécessaire pour réagir".

Si, selon les données du bilan de la BCE publiées mardi, la Banque centrale n'a pour l'instant pas augmenté ses achats de titres hebdomadaires dans le cadre du PSPP (12 milliards d’euros nets soit bien en dessous des 15 milliards d’euros de moyenne depuis juillet dernier), ces données s'arrêtent au 24 février dernier. Il faudra donc attendre les chiffres dévoilés la semaine prochaine pour savoir si la BCE a effectivement mis l'accélérateur sur les achats d'obligations afin de contenir la hausse des taux.

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