WAN
menu
 
!
L'info stratégique
en temps réel
menu
recherche
recherche
Abonnez-vous
Abonnez-vous à notre newsletter quotidienne
B Braun Chambre de commerce franco allemande GTAI

Politique économique / industrie / Allemagne / Investissements

Politique économique
industrie / Allemagne / Investissements

L'Allemagne premier investisseur européen en France

Le pays a mené 201 projets d'investissements en France l'an dernier, permettant la création ou le maintien de 4 000 emplois, malgré la pandémie.
Berlin - Allemagne
Berlin - Allemagne

L'épidémie de Covid, qui a entraîné un recul de l'investissement allemand de 3,5 % en 2020 et une chute du PIB de 5 % outre-Rhin n'a pas découragé les entreprises allemandes de continuer à réaliser des acquisitions en France : selon une étude réalisée par Business France, l'Allemagne a ainsi mené 201 projets d'investissements dans l'Hexagone, représentant 17 % des IDE en France et 31 % des investissements européens sur l'année. L'Allemagne a donc conservé sa place de deuxième investisseur étranger en France, derrière les États-Unis et l'Hexagone est demeuré le premier pays d'accueil européen des IDE allemands. En 2019, le pays avait mené 228 projets d'investissements en France, soit 11% de plus qu'en 2020, permettant alors la création de 4947 emplois. Quels ont été les secteurs où l'Allemagne a le plus investi ?

Le commerce et la distribution (26 % du total), suivi de l'automobile, des industries mécaniques, des équipements médicaux et du recyclage. Ces 201 projets d'investissements menés l'an dernier ont ainsi permis de créer ou maintenir 4 000 emplois, parmi lesquels 40 % concernent des activités de production, 14 % des activités logistique et 11 % des activités de recherche/développement et d'ingénierie.

Parmi les entreprises qui ont investi l'an dernier, figure la société de solutions et services médicaux innovants B.Braun, qui a notamment renouvelé une partie des machines de son usine de Nogent-le-Rotrou, site industriel qui fabrique du matériel de perfusion et des produits liés à l'incontinence. "Les besoins dans ce type d'équipements ont fortement augmenté l'an dernier, car ils sont utilisés en réanimation et ont été essentiels pour les patients Covid", a ainsi expliqué la nouvelle présidente de l'entreprise, Christelle Garier-Reboul, lors d'un webinar organisé par la chambre de commerce et d'industrie allemande. Interrogée sur les faiblesses de l'économie française, la patronne a notamment cité la difficulté d'accès au marché et la surtransposition des règles, mais souligné que l'Hexagone faisait partie des cinq plus gros marchés mondiaux de son entreprise. Dräger, autre société allemande du secteur médical a elle aussi accru ses investissements en France l'an dernier, en mettant en place un site de production de masques FFP2 à Obernai, dans le Grand Est, pour un investissement de 20 millions, créant plus de 100 emplois.

Si plus de 2 300 entreprises allemandes sont aujourd'hui implantées en France, ce qui représente près de 320 000 emplois, les sociétés françaises sont elles aussi très présentes outre-Rhin. Ainsi, selon Markus Hempel, directeur du GTAI (Germany Trade and Investment), elles sont 5 000 à être implantées en Allemagne, employant 400 000 personnes, dans les secteurs de la chimie, de l'industrie environnementale et l'énergie ou encore la robotique et l'automatisation. Le président de la chambre de commerce franco-allemande s'est en tout cas félicité des résultats de cette enquête, pour une année de pandémie : "dans un contexte économique difficile, ces résultats sont très encourageants. Ils manifestent la solidité des relations entre l'Allemagne dans les secteurs clés de l'économie, et constituent une motivation supplémentaire pour la Chambre Franco-Allemande de Commerce et de l'Industrie dans ses initiatives pour développer encore les relations entre les entreprises allemandes et françaises", a conclu Guy Maugis.

Vous souhaitez réagir à cet article ou apporter une précision ?
Commentez cet article