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Macro-économie / Taux / fmi / Politique budgétaire

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fmi / Politique budgétaire

Covid-19 : ce qu’a permis de sauvegarder une politique budgétaire expansionniste

Depuis le début de la crise pandémique, les différents gouvernements de la planète ont mis 16 000 milliards de dollars sur la table, selon le Fonds monétaire international. Pour quel résultat ?
Siège du FMI
Siège du FMI

Depuis le début de l’année 2020, l’économie mondiale est en proie à une crise historique à laquelle les gouvernements ont répondu d’une manière tout aussi inédite. Selon le Fonds monétaire international (FMI), ce sont 16 000 milliards de dollars - soit sept fois le Produit intérieur brut nominal de la France - qui ont été mis sur la table par les différentes autorités budgétaires de par la planète. Dans le détail, 10 000 milliards de dollars proviennent de dépenses supplémentaires et de recettes fiscales auxquelles les États ont renoncé et 6 000 milliards de dollars trouvent leur origine dans les dispositifs de prêts garantis et autres injections de liquidités. Si au sein des économies avancées du G20, la moitié du soutien a été consacrée à la protection de l'emploi et au soutien du revenu des ménages, les économies émergentes, elles, ont, en plus de cela, mené des politiques d'investissement dans les infrastructures.

Selon le FMI, les États ont été bien inspirés de mener de telles politiques. En effet, dans son dernier Fiscal Monitor, l’institution de Washington rapporte que, "l'analyse empirique suggère que les mesures prises par les pouvoirs publics en matière de dépenses et de recettes ont permis d'éviter une contraction plus grave de l'économie mondiale, notamment grâce aux retombées". Plus concrètement, "on estime qu'au niveau mondial, ces mesures ont atténué la chute de la croissance mondiale en 2020 de 2 points de pourcentage", explique le Fonds.

Un effet plus que significatif donc, d’autant plus que l’estimation n'inclut pas certains éléments tels les apports en fonds propres, car "leur utilisation plus limitée dans les années passées par rapport à la crise actuelle rend leurs effets macroéconomiques difficiles à quantifier", explique le FMI. D’après les calculs de ce dernier, les effets des mesures budgétaires sur la croissance ont été particulièrement importants au Canada, en Allemagne et aux États-Unis. En fait, les retombées ont été plus rapides dans les pays qui se sont appuyés sur des mesures de soutien à la consommation et au revenu, alors qu'ils ont eu lieu avec plus de retard mais aussi plus longtemps dans les pays, comme la Chine, qui ont eu davantage recours à l'investissement public, analysent les économistes du FMI.

Du côté de l’emploi, le FMI dresse des leçons plus qu’instructives pour la conduite de la politique budgétaire. De fait, il explique que les pays qui se sont appuyés principalement sur des subventions salariales ou des programmes de maintien de l'emploi ont souvent connu des ajustements sur le marché du travail au travers d'une réduction des heures travaillées (France, Allemagne, Italie, Royaume-Uni), tandis que davantage d'emplois ont été perdus dans les pays qui ont augmenté les prestations de chômage (Canada, États-Unis), bien que les revenus perdus aient été largement remplacés.

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