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Royaume-Uni / Brexit / Moral
Royaume-Uni : les directeurs financiers n’ont jamais été si optimistes
Au Royaume-Uni, les directeurs financiers de grandes entreprises n’ont jamais nourri autant d’espoir, selon le cabinet Deloitte. Environ huit sur dix sont plus optimistes (pourcentage net) qu’il y a trois mois, un record depuis que cette enquête a vu le jour il y a treize ans. Si cette étude menée auprès de 100 directeurs financiers - deux tiers d’entre eux évoluent au sein des 250 plus grandes entreprises du Royaume-Uni - rapporte que ces derniers considèrent toujours la pandémie comme le plus grand risque, leur inquiétude à son propos a très fortement reflué. La perception de l'incertitude par les directeurs financiers a chuté par rapport aux niveaux records enregistrés il y a un an.
Évidemment, le déverrouillage actuel et futur de l’économie britannique n’y est pas pour rien. Un desserrement des mesures de restriction qui peut voir le jour grâce à la dynamique de la campagne de vaccination (47,3 % de la population du Royaume-Uni a reçu au moins une dose de vaccin). Si bien que les directeurs financiers s'attendent à une forte reprise au second semestre de cette année. Un peu moins de 60 % d’entre eux indique que la demande de biens et de services produits par leur entreprise est déjà revenue aux niveaux prépandémiques ou y sera revenue d'ici la fin de l'année. Signe que le cycle économique se retourne, 82 % des directeurs financiers s'attendent maintenant à ce que les revenus des entreprises augmentent au cours de l'année à venir, soit le chiffre le plus élevé depuis 2014. Parallèlement, ils anticipent que la croissance des revenus dépasse une hausse des coûts d'exploitation. Un pourcentage net de 42 % pense que les marges d'exploitation augmenteront au cours des 12 prochains mois.
Sur une note moins réjouissante, les directeurs financiers continuent d’estimer - à une large majorité - que le Brexit aura un impact négatif sur l'environnement commercial britannique. Toutefois, cet évènement n’est plus le centre du monde. Il a fortement reculé dans la liste de leurs préoccupations, passant de la première ou deuxième place qu'elle occupait depuis le référendum à la huitième. On trouve à la première place la pandémie, puis le risque géopolitique et en troisième position, les inquiétudes quant à une prochaine hausse de taux d’intérêt qu’elle soit américaine ou britannique.
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