Macro-économie / Taux / OCDE / marché du travail
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OCDE / marché du travail
Ce que l’OCDE conseille à la France
Le rapport Going for Growth que vient de publier l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a été l’occasion pour cette dernière d’adresser des recommandations de politique économique à la France. Si l’OCDE reconnaît que l’Hexagone possède l’un des plus importants niveaux de productivité parmi les économies avancées et est proche de la médiane de ces mêmes pays à propos du faible degré d’inégalité (mesuré par le coefficient de Gini), elle pointe de nombreuses fragilités.
Le marché du travail est de celles-là. L’OCDE relève que le taux d’emploi des 15-34 ans en France est significativement inférieur à la moyenne de la zone euro et fait pâle figure face à l’Allemagne, surtout en ce qui concerne les personnes peu diplômées. "Les inégalités face au marché du travail se formant très tôt et les conditions d'éducation restant inégales, il faudra consacrer davantage de ressources financières aux établissements préscolaires et scolaires dans les quartiers défavorisés, et accorder davantage la priorité aux ménages à bas revenus dans l’accès aux services formels d'accueil des jeunes enfants", explique l’organisation basée à Paris. En vue d’améliorer l’intégration des jeunes sur le marché du travail, l’OCDE suggère également de rationaliser les dispositifs d'aide à la recherche d’emploi pour la jeunesse et de proposer aux élèves une aide à l’orientation professionnelle dès le plus jeune âge en y associant les partenaires sociaux.
Plus globalement concernant le marché du travail et dans un contexte de disparition future du chômage partiel, l’OCDE avance que "les employés à temps partiel, les jeunes actifs et les travailleurs peu qualifiés pourraient souffrir d’effets de stigmate durable", accroissant ainsi les inégalités. C’est pourquoi elle recommande de limiter le recours aux contrats de courte durée (qui touchent principalement cette partie de la population) afin que "la reprise soit plus inclusive". "Moduler, comme prévu, les coûts du travail en fonction de la durée des contrats, réduirait le recours excessif aux contrats temporaires", ajoute l’OCDE.
L'OCDE le serine depuis des années, la santé du marché du travail est également fonction, au travers des créations d'emplois permises par une activité économique dynamique, de la réglementation en vigueur au sein du marché des biens et services. C'est pourquoi, elle estime qu'il convient de "réduire davantage les obstacles réglementaires". Plus précisément, "il faudrait abaisser les barrières à l’entrée, quotas et droits d’exclusivité dans les professions réglementées, revoir les procédures collectives de restructuration et procéder à une évaluation d'impact indépendante des projets de loi et réglementations en matière de concurrence".
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