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France PIB chaînes d'approvisionnement

Macro-économie / Taux / Banque de France / approvisionnement

Macro-économie / Taux
Banque de France / approvisionnement

France : qui subit les problèmes d’approvisionnements ?

Si la Banque de France rapporte que les chefs d’entreprise anticipent une amélioration de l’activité en mai, elle indique également qu’une part croissante d’entre eux font état de problèmes d’approvisionnements.
Paris - France - Tour Eiffel
Paris - France - Tour Eiffel

Le troisième confinement d’avril aura conduit l'activité économique hexagonale à évoluer 6 % en dessous de son niveau d’avant-crise, contre 5 % en mars. Dans le détail, l'activité durant cette période s'est repliée dans les services marchands mais a résisté dans l'industrie (hors automobile) et le bâtiment. "Au total, dans la plupart des secteurs, l'impact du durcissement des mesures sanitaires au mois d'avril a été légèrement moins marqué que celui du confinement du mois de novembre 2020", résume la Banque de France dans son point de conjoncture. Le mois de mai verra la France desserrer ses mesures prophylactiques, si bien que selon l’enquête de la Banque centrale auprès des chefs d’entreprise, l'amélioration de l'activité ce mois-ci devrait particulièrement concerner l'industrie et les services. Dans le bâtiment, l'activité serait quasi-stable mais à un niveau toujours proche de celui d'avant-crise. En conséquence de quoi, le Produit intérieur brut (PIB) se situerait 4 % en dessous de son niveau d’avant-crise.

Parallèlement, la Banque de France a interrogé les chefs d’entreprise sur ce que certains considèrent comme l’un des principaux risques à la baisse pour la reprise : les problèmes d’approvisionnements. Il en ressort que depuis le début de l’année, les chefs d’entreprise interrogés dans le cadre de l’enquête de conjoncture sont "de plus en plus nombreux à évoquer la question de l’approvisionnement", remarque l’institut d’émission. Concrètement, le mois dernier, dans l’industrie, 27 % des répondants ont abordé spontanément ce thème lors des entretiens avec la Banque centrale, contre environ 3 % d'ordinaire. Ils étaient 26 % à l’évoquer dans le bâtiment, contre moins de 1 % d’habitude. Les services, eux, y semblent plutôt indifférents : 4 % des chefs d’entreprise ont spontanément évoqué ce thème, contre environ 1 % habituellement.

"À ce stade, nous voyons cela plutôt comme un problème de redémarrage qu'un problème structurel", a précisé Olivier Garnier, chef économiste de la Banque de France qui signale qu'un impact haussier sur l’inflation n’a rien de certain. En effet, si l’économiste indique que ces difficultés d'approvisionnement s'accompagnent d'une hausse des prix des intrants, il avance que les entreprises devront probablement l’absorber dans leurs marges car il y a peu de possibilités de la répercuter sur les clients, la demande étant encore en phase de reprise.

Point rassurant, depuis le début de l'année, "il ne ressort pas clairement de différence entre l’évolution de l’activité des entreprises mentionnant le sujet de l’approvisionnement et celle des autres, ce qui laisse penser qu’à ce stade l’effet de ce phénomène demeure contenu au niveau de l’ensemble de l’économie, même s’il existe un effet dans l’automobile", a signalé la Banque de France.

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