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Banque d'Italie / Italie / Etat

Jackpot pour l'Etat italien

Malgré un résultat net en baisse lié aux mesures de soutien mises en place à cause de la crise pandémique, la Banque d’Italie a versé un joli pactole à l’Etat italien.
Rome - Italie
Rome - Italie

À l’image de la Banque de France et de la Bundesbank, les résultats financiers de la Banque d'Italie se sont quelque peu détériorés en 2020. Son bénéfice net a baissé de plus de 30% l’an passé pour s’établir à 6,29 milliards d’euros, selon les données publiées par la Banque centrale italienne. Il n’empêche qu’elle a reversé la rondelette somme de 7,32 milliards d’euros à l’Etat italien, dont 1,41 milliard d’euros sous forme d’impôts.

Cette baisse du résultat net n’est pas à chercher du côté des revenus d’intérêt ; ils ont augmenté de près de 450 millions d’euros et atteignent 9,98 milliards d’euros sous l’effet de la forte augmentation des achats d’actifs, augmentation due à l’instauration du programme d’achat d’urgence pandémique (PEPP) à la mi-mars 2020. En fait, ce sont les mesures de soutien mises en place par la Banque centrale européenne (BCE) à destination des banques au début de la crise pandémique qui ont pénalisé l’institut d’émission ; cela a provoqué un doublement de ses charges d'intérêts (elles s'affichent à 2,314 milliards d'euros). Plus concrètement, ce sont les intérêts que la Banque centrale italienne a dû verser aux banques dans le cadre des opérations de refinancement à long terme ciblées (TLTRO) et non ciblées (PELTRO) qui sont en cause. En 2020, ce sont 2,27 milliards d'euros que la Banque d'Italie a versés aux institutions financières qui l'ont sollicitée pour obtenir de tels prêts.

Pour rappel, ces opérations ont pour objet de soutenir l’activité économique en zone euro en incitant les banques à distribuer du crédit au travers des prêts à des taux d’intérêt plutôt avantageux (plancher à -1 %), sous réserve qu’elles parviennent à maintenir leur encours de prêts. Alors que le bilan de la Banque centrale italienne a gonflé de 336 milliards d’euros sur un an, la moitié de cet accroissement proviennent de ces opérations de refinancement - le reste étant le fruit du PEPP. Et ces intérêts versés n'ont donc pu être que partiellement compensés par les intérêts que perçoit la Banque centrale grâce à sa facilité de dépôt à taux négatif (les banques doivent payer un intérêt de 0,5% sur la part de leur dépôt auprès de la banque centrale italienne qui dépasse un certain montant).

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