Macro-économie / Taux / Zone euro / confiance / investisseurs
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Zone euro / confiance / investisseurs
Les investisseurs achètent la zone euro
Le boom économique estival de la zone euro met du baume au cœur des investisseurs. Alors que les Dix-neuf vont connaître un pic de croissance durant le troisième trimestre (en juin la hausse de l’activité économique privée a atteint un plus haut depuis quinze ans selon IHS Markit) en raison du desserrement des mesures prophylactiques, l’optimisme des investisseurs a atteint un plus haut depuis plus de trois ans, indique l’enquête menée par l’institut Sentix. La zone euro est "la meilleure économie que l'argent puisse acheter", souligne Manfred Hübner, directeur de l’institut Sentix. Rappelons que depuis le début de l'année, l'Euro Stoxx 50 a crû de près de 15 %.
Cette enquête menée auprès de 1 114 investisseurs (dont 256 investisseurs institutionnels) entre le 1er et le 3 juillet rapporte que la confiance sur les marchés financiers se situe à un niveau inédit depuis février 2018 – l’indice atteint 29,8 points. Dans le détail, c’est l’évaluation de la situation actuelle qui explique ce mouvement d’optimisme (l’indice a crû de 8,5 points) quand la composante liée aux anticipations a reculé de 5,5 points, probablement à cause de l’essor du variant Delta. "Pour l'économie dans son ensemble, il ne s'agit pas encore d'un recul inquiétant. En revanche, pour les marchés des actions, qui sont très axés sur les attentes des investisseurs, cette évolution pourrait contribuer à accroître la volatilité des marchés", précise Manfred Hübner.
Selon Mateusz Urban, économiste chez Oxford Economics, ces données indiquent que les marchés financiers ont pris en compte les récentes améliorations de l'activité grâce aux réouvertures, mais que leur optimisme a reflué car "de nouvelles variantes du virus risquent de provoquer une nouvelle vague de pandémie en Europe". Le variant Delta qui se répand à vive allure au Royaume-Uni (il représente la grande majorité des nouvelles contaminations) est 40 % à 60 % plus transmissible que le variant britannique, selon plusieurs études. En face, un peu plus de 50 % de la population de l'Union européenne a reçu au moins une dose de vaccin ; la distance qui sépare le Vieux continent de l'immunité collective étant trop importante, certains évoquent le risque d'une quatrième vague.
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