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Macro-économie / Taux / commerce international / Banque de France

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L'impact de la pandémie sur le commerce mondial

Les restrictions imposées par les instances dirigeantes du monde entier, en vertu de la nécessité de freiner la propagation du virus covid-19, ont eu des effets multiples sur le commerce mondial. Tandis que certains se sont résorbés, la plus faible demande persiste. 
Conteneurs et grues, port de Haïfa, Israël - Emmanuel DUNAND / AFP
Conteneurs et grues, port de Haïfa, Israël - Emmanuel DUNAND / AFP

Si les confinements successifs ont perturbé le commerce mondial de biens via de multiples canaux, tant du point de vue de l'export que de l'import, il ressort d'une étude réalisée par la Banque de France qu'il semble que "les restrictions ont eu un effet plus important sur la demande des consommateurs que sur la capacité des entreprises à produire". En d'autres termes, les mesures strictes de confinement d'un pays affectent davantage ses importations - la demande domestique des entreprises et ménages et la capacité du pays à y répondre - que ses exportations - la capacité du pays à approvisionner ses clients extérieurs. 

Et cela est encore plus vrai, semble-t-il, sur le long terme. Fin 2020, l'effet sur les importations des pays conservant des mesures de restrictions était "toujours significatif" selon l'étude, tandis que les pays exportateurs concernés par ces mêmes mesures sont parvenus à répondre à la demande de leurs clients étrangers "indépendamment des confinements mis en place dans leur propre pays".

Dans l'ensemble, les échanges bilatéraux ont principalement diminué lors du premier confinement du printemps 2020, compte tenu de l'effet de surprise et des mesures plus strictes. Au cours des mois d'avril et mai 2020, la valeur totale des exportations a diminué de 25 % par rapport à l'année précédente selon le rapport de la banque des banques. ​​Les facteurs de diminution du commerce mondial ont été l'incapacité des agents à se rendre sur leur lieu de travail, la désorganisation la production, le manque de coordination des entreprises avec leurs fournisseurs, le déséquilibre des marchés et la perturbation des chaînes d'approvisionnement ; mais aussi la fermeture des restaurants et commerce et les restrictions de déplacement qui ont également contribué à la diminution des échanges selon la Banque de France. Les effets sont très inégaux selon les secteurs. Parmi les plus touchés figurent les équipementiers en transport, défavorisés par la complexité de leurs chaînes de valeur. En revanche d'autres secteurs tels que celui de l'alimentation ou des produits chimiques ont été avantagés par la crise.

Les conséquences des confinements pour le commerce mondial se sont cependant largement résorbées au cours du second semestre, fruit, selon l'étude, de l'adoption du télétravail par les entreprises et de la reprise de la consommation de la part des ménages. Dès juin 2020, les exportations mondiales se sont redressées, retrouvant leur niveau d'avant crise à compter de septembre 2020. Les nouveaux confinements introduits en Europe en automne 2020 ne se sont étonnamment pas répercutés sur le commerce mondial selon les chiffres collectés et analysés par la Banque de France.

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