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AlixPartners / pénurie / semi-conducteurs
Les prévisions s’assombrissent pour l’industrie automobile
Dans une étude publiée en mai dernier, AlixPartners avait évalué jusqu'à 110 milliards de dollars les pertes provoquées par les pénuries de composants - en particulier les semi-conducteurs - dans l'industrie automobile à la fin de l'année. Aujourd'hui, le bilan s'aggrave et le cabinet de conseil estime la perte annuelle à 210 milliards de dollars.
En effet, les pénuries se sont prolongées dans le monde entier en raison du rebond de la propagation du virus. Les usines de production malaisienne n’ont pas pu atteindre leurs objectifs semestriels, à cause des confinements pendant de longs mois. Marcus Kleinfeld, consultant chez AlixPartners, explique que les réductions de production de puces en Asie du Sud-Est "causées par le Covid-19, par exemple dans les usines en Malaisie, n'ont pas encore diminué".
D’après son collègue Dan Hearsch, l’accentuation de la crise s’est faite au deuxième trimestre. La nouvelle propagation du virus par le variant Delta et les recrudescences de cas en Asie ont ralenti toutes chaînes de production, plongeant le secteur automobile un peu plus dans le rouge.
Certains constructeurs automobiles ont déjà anticipé des conséquences majeures au début de la crise. Toyota a revu ses prévisions de productions à la baisse, avec environ 400 000 véhicules de moins qu'initialement estimé, faute de pièces disponibles.
Toutefois, le bilan annuel des différents constructeurs devrait s’équilibrer grâce à une demande forte et continue, ainsi que des profits plus élevés grâce à la hausse record des prix moyens d’automobiles - du fait de l'importante demande pour les SUV et autres "véhicules de loisir", dont les marges sont plus élevées.
AlixPartners prévoit une sortie de crise des semi-conducteurs au deuxième trimestre de l’année prochaine. Les stocks des constructeurs devraient eux retrouver leur niveau pré-crise plus tard dans l’année, car les problèmes de main-d’œuvre et logistique persisteront. Ola Källenius, président du conseil d'administration de Daimler (la maison-mère de Mercedes-Benz) a annoncé au Salon automobile de Munich que ce manque "structurel" pèserait toujours sur la totalité de l’industrie en 2022.
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