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Private Equity / Marché secondaire / Private equity / non coté / AlixPartners

Private Equity
Marché secondaire / Private equity / non coté / AlixPartners

Le marché secondaire de loin le plus prisé des investisseurs du non coté / Un potentiel inexploité dans toutes les stratégies

La première édition de l’enquête « Levée de fonds et Allocation » réalisée par AlixPartners à l’occasion de l’IPEM montre en particulier le grand attrait des investisseurs pour le marché secondaire. Cette classe d’actifs sur laquelle l’offre est très inférieure à la demande présente ainsi d'importantes opportunités pour les gérants.
PhotoAlto via AFP
PhotoAlto via AFP

Bien que le marché du non coté soit ralenti depuis plusieurs mois par des taux d’intérêt élevé et un environnement économique dégradé, il n’en demeure pas moins actif. Les allocations prévues pour les douze prochains mois restent même à des niveaux "assez élevés", estimées à 140 milliards d'euros, selon une enquête inédite réalisée par AlixPartners, s’appuyant sur les données recueillies auprès de 2 000 General Partners (GP’s) et Limited Partners (LPs) français et internationaux.

Réalisée à l’occasion du salon de l’International Private Equity Market (Ipem) qui se tenait la semaine dernière à Paris, l’enquête en question montre que le private equity (PE) demeure la classe d’actifs privilégiée par 42% des investisseurs (LPs) interrogés souhaitant allouer de nouveaux capitaux en 2024. Viennent ensuite la dette privée (22%), le capital-risque (18%). Au sein du PE, c’est le segment buyout qui est plébiscité par les investisseurs, ceux-ci favorisant également le late stage/growth dans le capital-risque (VC), le direct lending dans la dette privée et l’infrastructure dans les actifs réels.

Et, si plus de 44 milliards d'euros devraient être alloués aux fonds primaires selon ce sondage, il ressort dans le même temps que les fonds secondaires présentent clairement des opportunités importantes pour les gérants (GPs) dans chacune des stratégies d’investissement (PE, dette privée, VC, actifs réels). C’est l’un des enseignements majeurs de l’enquête : il existe un fort déséquilibres pouvant atteindre un ratio de près de deux pour un entre la demande correspondant aux projets d’allocation des LPs pour les douze prochains mois et l’offre, soit les montants levés ou en train de l’être par les GPs sur la thématique.

 

Une offre surabondante en matière de fonds de fonds

 

Dans le détail, tandis que ce rapport entre demande et offre sur le marché secondaire culmine à 1,97 dans la stratégie de dette privée, il atteint 1,93 dans le private equity, 1,50 dans le venture capital et 1,45 dans les actifs réels. Ainsi, les fonds secondaires semblent disposer d’un potentiel inexploité dans toutes les stratégies, la demande des investisseurs individuels étant partout plus importante que les offres des investisseurs privés. Une opportunité bien comprise par certains acteurs de poids, tels que Goldman Sachs, qui a annoncé la semaine dernière le closing final de deux de ses fonds secondaires sur les marchés privés, Vintage IX et Vintage Infrastructure Partners, levant plus de 15 milliards de dollars.

Autre catégorie ou l’offre peine à répondre à la demande, celle des actifs réels alloués spécifiquement à la thématique des ressources néturelles. Même chose en ce qui concerne les stratégies de restructuration et de redressement dans le private equity. A l’inverse, le segment des fonds de fonds est particulièrement concurrentiel, avec par exemple un rapport de l’offre sur la demande de près de trois sur deux dans le domaine des actifs réels.

Par secteur, l’enquête montre que l’offre des GPs rencontre globalement la demande des LPs. Seules les offres des sponsors dans la communication et des médias semblent notablement sous-représentées par rapport à la demande des LPs. La technologie et les logiciels, les services aux entreprises, les biens de consommation et la santé sont quant à eux légèrement surinvestis par les GPs par rapport à la demande du marché.

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