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Private Equity / Private equity / Greenhill / Marché secondaire / General Partners / Limited Partners

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Private equity / Greenhill / Marché secondaire / General Partners / Limited Partners

Le marché secondaire du private equity ne connaît pas la crise

Après des volumes de 58 milliards de dollars au premier semestre, le marché des transactions secondaires pourrait égaler ou dépasser en 2022 ses niveaux records de l'an dernier selon Greenhill.
Le marché secondaire du private equity ne ralentit pas, bien au contraire - Christy Bowe/ZUMA/REA
Le marché secondaire du private equity ne ralentit pas, bien au contraire - Christy Bowe/ZUMA/REA

Les multiples vents contraires n’ont pas freiné l’activité du marché secondaire du private equity au premier semestre. Bien que les prix aient été affectés par la volatilité des marchés boursiers, le conflit en Ukraine et des perspectives macroéconomiques dégradées, le marché a même plutôt connu une forte reprise, de la part d'investisseurs cherchant à rééquilibrer leurs portefeuilles.

Sur les six premiers mois de 2022, le volume des transactions sur le marché secondaire dans le monde s’est élevé à 58 milliards de dollars, selon Greenhill. Sur ce montant, la banque d’affaires américaine précise que les investisseurs institutionnels (Limited Partners ou LPs) ont représenté les deux tiers des transactions, soit 39 milliards de dollars.

Il est vrai que les zinzins ont dû faire face à la "tempête parfaite". Ils ont d’un côté subi ce que l’on appelle l’effet dénominateur : alors que les valorisations du private equity sortaient de plusieurs années de hausse, leur part dans les portefeuilles a brutalement augmenté dans les portefeuille en raison de la chute des valeurs cotées.

Dans le même temps, le rythme des distributions de liquidités aux investisseurs a fortement diminué du fait d'une baisse générale des activités de fusions et acquisitions, des introductions en bourse et des SPAC. Ainsi, cherchant à libérer de la capacité d'investissement, "les LPs ont réagi en vendant d'importants portefeuilles sur le marché secondaire", explique la banque.

A côté de cela, les opérations initiées directement par des sociétés de gestion, après avoir connu une croissance exponentielle en 2021, ont marqué une pause au premier semestre. Les volume de transactions conduites par des General Partners ("GP-led") sont tombés à 20 milliards de dollars, contre 26 milliards de dollars au premier semestre 2021. Pour Greenhill, "ce ralentissement s'explique en grande partie par le fait que les acheteurs ont adopté une approche plus prudente et sélective et ont atteint les limites d'exposition à un seul actif".

La deuxième partie de l'année ne devrait pas réserver non plus de mauvaises surprises. La banque s’attend à ce que les perspectives "restent globalement positives" au second semestre. "En supposant que la volatilité diminue et que les perspectives macroéconomiques se stabilisent", Greenhill estime que les volumes de transactions sur le marché secondaire du private equity sur l'année entière devraient égaler ou dépasser légèrement le niveau record de 134 milliards de dollars de l'année dernière.

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