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adéquation; UE; commission européenne

Macro-économie / Taux / compétences / immigration / main d'oeuvre / pénurie

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compétences / immigration / main d'oeuvre / pénurie

L’Europe cherche la clé face aux pénuries / Des réponses structurelles sont nécessaires face aux multiples défis du continent

Les différences de niveaux de compétences n’y font rien, de nombreux métiers et secteurs sont touchés dans l’Union européenne par des difficultés de recrutement. Le virage vers la transition énergétique amène une nouvelle variable pleine d’incertitudes et les problématiques qui vont avec.  
Emplois vacants. Nicolas Guyonnet / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP
Emplois vacants. Nicolas Guyonnet / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

"Les pénuries de main-d’œuvre persisteront aussi bien dans les professions hautement qualifiées que dans les professions peu qualifiées ". La Commission européenne tire la sonnette d’alarme dans un récent rapport, voyant le phénomène se renforcer dans les années à venir. La transformation de notre société ne devrait en effet pas stopper le mouvement, bien au contraire ; il est question qu’il soit amplifié "par la création de nouveaux emplois et par la nécessité de remplacer les travailleurs partant à la retraite ".

Plusieurs secteurs sont déjà particulièrement exposés " tels que la construction, les soins de santé et les STIM (sciences, technologies, ingénierie et mathématiques), en particulier les TIC (technologies de l’information et de la communication), [qui] ont été parmi les plus touchés en 2022". Le défi démographique pourrait faire empirer les choses avec une population en âge de travailler de plus en plus réduite, le rapport estime qu’elle "devrait passer de 265 millions en 2022 à 258 millions à l’horizon 2030".

 

Coûteuse transition

 

À ce phénomène inéluctable ou presque tant la natalité baisse sur le Vieux continent, s’ajoute des pénuries de main-d’œuvre "dans certaines professions [qui] peuvent également se trouver exacerbées par l’évolution des besoins en compétences et en emploi associée à la nécessaire transition écologique". L’Union européenne voulant toujours faire plus en la matière, il y a fort à parier qu’elle ne renoncera pas devant le coût en déficit de main-d’œuvre.

Un chiffre est d’ailleurs communiqué concernant les besoins d’investissement "en matière de perfectionnement, de reconversion et de recyclage professionnels "dans la fabrication de technologies stratégiques ‘zéro net’", il est compris "entre 1,7 milliard d’euros et 4,1 milliards d’euros jusqu’à 2030 ". Une autre source d’inquiète pour la Commission se trouve dans le fait que "86 % des professions touchées par une pénurie de main-d’œuvre sont marquées par un déséquilibre entre hommes et femmes".

 

Multitude de solutions

 

Sur la dernière question soulevée, les solutions sont proposées et bien souvent financés ; pour rappel rien que pour "soutenir les États membres, le budget de l’UE et NextGenerationEU prévoient 64,8 milliards d’euros pour des mesures en faveur des compétences ". Une somme conséquente notamment censée permettre une meilleure adéquation entre l’emploi et les compétences, l’expérience ou encore l’éducation de la population active. Cette dernière doit être plus nombreuse à participer au marché du travail et Bruxelles argue qu’il faut privilégier les efforts d’intégration à destination "des jeunes, des personnes âgées, des personnes issues de l’immigration et des personnes ayant un faible niveau d’instruction" afin de ne pas laisser d’emplois vacants.

Le sujet de la fuite des cerveaux est également d’actualité avec le souhait tant d’attirer les travailleurs sur le Vieux continent que de les y faire rester. Le rapport n’hésite pas à parler comme d’un objectif d’arriver à "promouvoir une migration de main-d’œuvre ciblée en provenance de pays tiers en vue de réduire les pénuries de main-d’œuvre dans certains domaines de compétences". La Commission annonce à ce sujet qu’elle " présentera une initiative ayant pour objet d’améliorer la reconnaissance des qualifications des ressortissants de pays tiers et de nouer, avec certains pays tiers partenaires, des partenariats".

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