Entreprises / Actions / Faurecia / Automobile / équipementier automobile / pénurie / semi-conducteurs
Entreprises / Actions
Faurecia / Automobile / équipementier automobile / pénurie / semi-conducteurs
Faurecia maintient ses objectifs malgré les pénuries
Les constructeurs automobiles ont été plus diserts que leurs équipementiers sur les conséquences de la pénurie de semi-conducteurs et la flambée des prix des matières premières. Mais il n’y a aucune raison que les fournisseurs y échappent. Premier grand équipementier français à publier ses résultats du troisième trimestre, Faurecia a accusé une baisse de 10,4% de son chiffre d’affaires, qui est tombé à 3,43 milliards d’euros. A périmètre et change constants, le recul est encore plus franc : il atteint 11,4%.
"L'environnement de marché est resté difficile au cours du trimestre écoulé, pénalisé par les conditions défavorables en matière de chaînes d'approvisionnement, notamment pour les semi-conducteurs, qui ont eu un impact négatif sur la production automobile et ont induit une grande volatilité dans les programmes des constructeurs automobiles", a commenté son directeur général Patrick Koller, dans un communiqué. Toutefois, Faurecia est parvenu à maintenir une activité largement supérieure à la production automobile mondiale, laquelle s’est repliée de 19,2% (il s’agit d’une comparaison fréquemment utilisée par les équipementiers pour évaluer leur dynamisme). Sa "surperformance" par rapport à la production atteint ainsi 780 points de base.
Le groupe souffre plus particulièrement dans sa division Sièges : la contribution des démarrages de production dans cette division représentera environ 140 millions d’euros au dernier trimestre, portant le total sur l’année à 241 millions. Un montant inférieur aux propres estimations de l’équipementier. Cette faiblesse n’est toutefois pas uniquement liée à la baisse du marché automobile, mais aussi à des difficultés de recrutement sur un nouveau projet dans le Michigan, aux Etats-Unis, entraînant des surcoûts salariaux de 15 à 20%, a précisé le directeur financier Michel Favre. Cette difficulté devrait lui coûter au moins 20 millions d’euros au quatrième trimestre. En revanche, la division Faurecia Clarion Electronics, issue de l’acquisition du japonais Clarion en 2018, affiche une croissance de 7%, tandis que géographiquement, l’Asie progresse de 6,5%, son chiffre d’affaires dépassant nettement le montant réalisé au troisième trimestre 2019 dans cette zone.
Le groupe n’anticipe toutefois pas au dernier trimestre de dégradation des perspectives telles qu’elles avaient été révisées à la baisse fin septembre, pour tenir compte des difficultés d’approvisionnement. Il a ainsi confirmé l’ensemble de ses prévisions : un chiffre d’affaires d’environ 15,5 milliards d’euros (soit une surperformance d’au moins 600 points de base par rapport à une prévision de 72 millions de véhicules produits), une marge opérationnelle située entre 6 et 6,2% et un flux de trésorerie d’environ 500 millions d’euros. Ce qui implique une baisse des revenus d’environ 5% entre octobre et fin décembre. Au cours des neuf premiers mois, le revenu de Faurecia atteint déjà 11,21 milliards d’euros et affiche toujours une hausse de 13,1% en glissement annuel.
Le contexte ne devrait pas non plus ralentir la bonne marche de l’offre publique d’achat amicale sur l’équipementier allemand Hella, qui doit s’achever le 11 novembre, pour une conclusion définitive de l’acquisition début 2022.
Reproduction et diffusion interdites sans autorisation écrite

