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JPMorgan insensible au variant Delta et aux pénuries

Une reprise de provisions massive et des activités de banque d’investissement soutenues ont permis à l'établissement américain de réaliser un troisième trimestre solide.
Jamie Dimon, PDG de JPMorgan
Jamie Dimon, PDG de JPMorgan

On change rarement une recette qui gagne : comme lors des trimestres précédents, les reprises de provisions devraient être un facteur déterminant de la très bonne tenue des résultats des banques au troisième trimestre. En particulier des établissements américains, qui avaient plus que généreusement rempli leurs cassettes à provisions sur leurs créances douteuses au plus fort de la crise sanitaire l’année dernière.

JPMorgan, première grande banque américaine à publier ses comptes, l’a encore montré hier. Elle a libéré 2,1 milliards de dollars de réserves au troisième trimestre, "puisque les perspectives économiques continuent de s’améliorer et que nous avons réévalué nos hypothèses économiques en conséquence", a justifié Jamie Dimon, PDG de l’établissement. Lequel a également profité au courant du trimestre d'un gain fiscal de 566 millions.

Ces éléments ont fait passer le coût du risque de JPMorgan dans le vert de 1,5 milliard de dollars. Un solde positif qui a mécaniquement joué sur ses bénéfices. Le résultat net a ainsi progressé de 24% à 11,7 milliards de dollars (ou 3,74 dollars par action) par rapport au troisième trimestre 2020, alors que son chiffre d’affaires est resté quasiment stable (+1%), à 29,65 milliards. Corrigé des éléments exceptionnels, le bénéfice net par action ressort à 3,03 dollars, soit très légèrement au-dessus du consensus Refinitiv (3 dollars par action).

Mais les résultats positifs de JPMorgan sont également le fruit de son activité et la teneur de ses comptes indique que l’émergence du variant Delta du Covid-19 et les nombreuses ruptures dans les chaînes d’approvisionnement mondiales n’ont pas entamé sa solidité. Autant d’éléments de bon augure pour ses concurrents Morgan Stanley, Bank of America et Citigroup (qui publient tous trois aujourd’hui) et Goldman Sachs (vendredi).

La banque d’investissement de JPMorgan a ainsi profité du dynamisme des affaires, en particulier dans les fusions-acquisitions et dans le primaire actions (introductions en Bourse et augmentations de capital). Ses revenus ont bondi de 45% (à 3 milliards de dollars). Les activités de marché de l’établissement américain ont en revanche souffert d’un effet de base très défavorable après une année 2020 record : leurs revenus ont reculé de 5% à 6,3 milliards en raison d’une chute de 20% dans le courtage sur les taux, changes et matières premières (à 3,47 milliards), que la hausse des revenus dans le courtage actions (+30% à 2,6 milliards), porté par des indices boursiers qui ont battu des records notamment aux Etats-Unis, n’a pas pu totalement compenser.

La gestion d’actifs, elle, continue de resplendir. Les revenus ont progressé de 21% à 4,3 milliards de dollars, tandis que le résultat net a crû de 36% à près de 1,2 milliard. Les fonds ont continué à affluer : les actifs sous gestion ont progressé de 17% et atteint 3 000 milliards de dollars.

Globalement, JPMorgan a su profiter de la reprise de l’économie… après avoir bénéficié des conséquences de la crise sanitaire. Signe du redémarrage de la consommation, les dépenses de ses clients particuliers en cartes de débit et de crédit ont progressé de 26% au cours du trimestre.

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