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OCDE / France / croissance
L’OCDE relève sa prévision de croissance pour la France
Après le Fonds monétaire international la semaine passée, c’est l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) qui révise à la hausse sa prévision de croissance du Produit intérieur brut (PIB) de la France. L’organisation basée à Paris estime que le PIB hexagonal devrait croître de 6,8 % cette année puis de 4,2 % en 2022 – contre 6,3 % et 4 % précédemment.
Les mesures d’urgence, ainsi que le plan de relance, conjugués à une politique monétaire accommodante, renforcent le soutien apporté à la consommation et à l’investissement, avance l’OCDE. L’an prochain, l’organisation s’attend à ce que la réduction progressive de l’épargne accumulée pendant la crise (elle devrait atteindrait un pic de 170 milliards d’euros fin 2021 selon la Banque de France) soutienne la consommation alors que les exportations et l’investissement devraient bénéficier de l’amélioration de la demande mondiale. "La croissance est de retour en France. Elle est solide, elle est dynamique, et c'est le fruit des choix de politique économique que nous avons faits", s’est félicité Bruno Le Maire, ministre de l’Economie, des Finances et de la Relance, au cours d'une conférence de presse aux côtés du secrétaire général de l'OCDE, Mathias Cormann.
Dans son étude portant sur la France, l’OCDE livre quelques recommandations au gouvernement en vue de s’assurer que la reprise soit pérenne. Pour ce faire, la fin de la politique budgétaire très expansionniste ne doit pas être synonyme d’un retrait précoce des aides aux ménages et aux entreprises. Ceci dans le but de se prémunir de la faillite d’entreprises viables, soutient l’organisation internationale qui conseille toutefois au gouvernement de cibler davantage son soutien au fur et à mesure que la reprise se renforce.
Par ailleurs, à terme, la reprise pourrait être mise à mal par l’envolée de l’endettement des entreprises françaises - le taux d’endettement des sociétés non financières a crû de 9,8 points de PIB entre le quatrième trimestre 2019 et le deuxième trimestre 2021, selon la Banque de France. Un sujet qui fait l’objet d’une attention toute particulière de la part de l’OCDE, qui juge nécessaire de "renforcer les fonds propres des entreprises et veiller à ce que celles qui ne sont pas viables fassent l’objet de procédures rapides de résolution des défaillances enclenchées à un stade précoce".
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