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Macro-économie / Taux / INSEE / Prévisions / PIB

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France : les créations d'emplois et la croissance vont lever le pied en 2022

Compte tenu du plus faible potentiel de rattrapage, l’économie française va avancer moins vite à compter du premier trimestre 2022, ce qui se répercutera sur l’emploi, selon l’Insee. L'institut de statistique anticipe une inflation proche de 3% l'an au moins jusqu’à la mi-juin.
Place du Tertre à Paris - Ludovic MARIN / AFP
Place du Tertre à Paris - Ludovic MARIN / AFP

Elle ne peut côtoyer indéfiniment les étoiles. La croissance du Produit intérieur brut (PIB) va significativement ralentir en 2022, selon les prévisions de l’Insee, l’économie française épuisant peu à peu son potentiel de rattrapage – l’activité économique se situe 0,4% au-dessus du niveau pré-pandémique pendant le quatrième trimestre 2021. La progression du PIB devrait au moins atteindre 3% l’an prochain, estime l’institut statistique, qui s’appuie sur l’acquis de croissance anticipé fin juin 2022 (l'acquis correspond au taux de croissance annuel du PIB en 2022 si l’activité économique restait figée au second semestre à son niveau escompté pour le deuxième trimestre).

Dans le détail, les économistes de l'Insee prévoient une croissance de 0,4% au premier trimestre puis de 0,5% entre avril et juin. L’hypothèse est qu’à cet horizon, "les restrictions sanitaires ne se durciraient pas davantage, ne pesant qu’à la marge sur le dynamisme de la reprise au niveau macroéconomique, et que les difficultés d’approvisionnement persisteraient en partie, ne se dissipant que lentement", précise l’Insee. Durant les six premiers mois de 2022, l’économie hexagonale serait de nouveau tirée principalement par les services marchands, notamment ceux qui poursuivraient leur rattrapage. "Néanmoins, certaines branches resteraient encore nettement en-deçà de leur niveau d’avant-crise au deuxième trimestre 2022 : l’hébergement-restauration et les services de transport, dans un contexte de reprise encore partielle du tourisme international, et les matériels de transport", en raison des difficultés d’approvisionnement, souligne l’institut.

Sans surprise, la dynamique de l’emploi en sera affectée. Alors qu’il devrait augmenter de 150.000 durant le second semestre 2021, l’emploi salarié progresserait de 80 000 au premier semestre 2022. Par ailleurs, le taux de chômage baisserait à 7,8 % au quatrième trimestre 2021, et diminuerait progressivement au premier semestre 2022 jusqu’à 7,6 %.

L'inflation, elle, ne refluerait que très peu. Tandis que l'indice des prix à la consommation a crû de 2,8% sur un an en novembre, le glissement annuel devrait s'établir à 2,7% en juin prochain, prévoit l'Insee. "L'on devrait assister à un effet de vases communicants", avance Julien Pouget, chef du département de la conjoncture de l'Insee. Concrètement, la contribution de l’énergie pourrait diminuer, tandis que celle des produits manufacturés augmenterait, ce qui serait la conséquence des hausses des prix de production de l’industrie (+14 % sur un an en octobre 2021).

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