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Apple passe la barre des 3 000 milliards de dollars en Bourse

Au-delà du savoir-faire du groupe d’électronique grand public, c’est le signe de l’envolée des valeurs de la technologie au cours de ces deux années de pandémie
Apple
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Apple continue d’être à l’avant-poste de Corporate America et la crise sanitaire n’a fait que renforcer sa domination. Le concepteur des iPhones, iPad, AirPods et autres Mac avait réalisé le plus gros bénéfice net au monde en 2020, devançant la compagnie pétrolière saoudienne Saudi Aramco et confirmant par ce fait la victoire de la nouvelle économie sur l’ancienne. Hier, au cours de la première séance de la nouvelle année, le groupe américain a atteint pour la première fois les 3 000 milliards de dollars de capitalisation boursière. Son action a ainsi atteint à la mi-journée 182,88 dollars l’unité, un record pour cette entreprise – pour clore la séance à 182,01 dollars, en hausse de 2,5% par rapport à la dernière séance de l’année 2021.

Amusant clin d’œil, il y a quasiment 10 ans (le 20 août 2012 précisément), Apple devenait déjà la première capitalisation de l’histoire boursière en atteignant 622,1 milliards de dollars – un an après avoir dépassé celle de la compagnie pétrolière américaine Exxon. Elle franchit la barre symbolique des 1 000 milliards de dollars le 2 août 2018 puis celle des 2 000 milliards le 19 août 2020. C’est dire sa progression exponentielle.

Apple est donc la société cotée la plus chère du monde. Et elle caracole en tête des entreprises technologiques puisque la suivante est Microsoft (à 2 500 milliards de dollars de capitalisation). Alphabet (maison mère de Google) a atteint 1 925 milliards et Amazon 1 728 milliards hier. Le constructeur automobile Tesla – valorisé comme une société à cheval entre le luxe et la technologie – atteint lui 1 207 milliards, tandis que Saudi Aramco dépasse lui aussi les 1 000 milliards. Le géant chinois Baidu, lui, ferait presque office de nain boursier avec ses 330 milliards de dollars.

Pour en arriver là, il a fallu évidemment le sens technologique et marketing exceptionnel de Steve Jobs, son co-fondateur. Après son rebond spectaculaire à la fin des années 1990 grâce à des contenants à succès, le groupe a su également capter la montée en puissance de l’économie des services de contenus numériques, avec Apple Music ou Apple TV. Aujourd’hui, les investisseurs supputent avec impatience l’arrivée de lunettes de réalité augmentée, voire d’une voiture électrique, siglées de la marque à la pomme.

L’on s’était déjà interrogé sur le sens d’un Apple pesant 1 000 milliards de dollars, voir ce groupe tutoyer le triple ne peut manquer de susciter des interrogations, notamment parce qu’il sert d’étalon et gonfle artificiellement les valorisations du secteur.

L’optimisme boursier entourant Apple, renforcé par des nouvelles rassurantes concernant le variant Omicron, a d’ailleurs profité à l’ensemble des valeurs américaines et européennes. Les indices Dow Jones et S&P 500 ont terminé la séance d’hier à des niveaux sans précédent (respectivement 36 585,06 et 4 796,56 points), en particulier grâce à Apple et à l’envolée de Tesla (+13,5%) grâce à ses bons résultats commerciaux.

Il n’en reste pas moins que la technologie (les technologies devrait-on dire étant donné l’extrême variété de sous-secteurs) recèle des potentiels encore faiblement exploités, comme la 5G, l’informatique dématérialisée (le cloud), la cybersécurité et évidemment l’internet des objets (l’"IOT"). Certaines estimations chiffrent par exemple les investissements dans le cloud à 1 000 milliards de dollars au cours des 10 prochaines années.

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