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Horizons 2022, notations, fonds, bonds

Macro-économie / Taux / Fitch Rating / marché obligataire / Crédit / Taux

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Fitch Rating / marché obligataire / Crédit / Taux

Le risque obligataire revient sur le devant de la scène

L'éclatement d'une bulle obligataire pourrait être provoqué par des obligations d'entreprise bien plus sensibles au risque de taux d'intérêt qu'au risque de crédit. C'est le principal risque systémique désigné par le rapport Horizons 2022 de Fitch Ratings.
New York Stock Exchange. XINHUA / Xinhua via AFP
New York Stock Exchange. XINHUA / Xinhua via AFP

La question d’une remontée des taux est sur toutes les lèvres ces derniers mois, la possibilité qu’elle engendre une crise l’est tout autant. Dans ses dernières prévisions, Fitch Ratings évoque notamment une préoccupation systémique majeure qui résiderait dans un choc obligataire. L’agence de notation évoque une bulle potentielle qui serait "beaucoup plus sensible au risque de taux d’intérêt qu’au risque de crédit pour les obligations d’entreprises américaines de qualité". Une simple hausse "modérée des taux d’intérêt" pourrait se révéler désastreuse, d’après l’analyse menée par Fitch sur une obligation d’entreprise américaine typique "BBB" : les pertes de valeur de marché dépasseraient de loin les pertes de crédit et ce même "dans un scénario de risque de défaut grave".

Des difficultés qui proviendraient d'effets de contagions possibles lorsque surviendrait une liquidation, une éventualité qui est rendue possible par plusieurs phénomènes, dont "l’envolée des émissions d’obligations d’entreprise", "l’allongement de la duration et de l’augmentation des obligations de catégorie "BBB"". Autant d’éléments qui n’étaient pas présents lors de la précédente analyse de Fitch et qui ont contribué à augmenter les pertes de marché potentielles. L’exemple proposé d’une "analyse typique du stress de marché pour un portefeuille bien diversifié d’obligations d’entreprises 'BBB'" montre qu’il faudrait un taux de défaut annuel près de six fois supérieur à la pire éventualité pour égaler le même niveau de perte de valeur de marché que celui envisagé pour une hausse de 50 points de base des taux.

Face à un tel risque, l’agence de notation dresse deux scénarios possibles : l’un qui alimente la contagion et l’autre qui brise ce cycle. Dans le premier cas, il s’agirait d’un cercle vicieux où la fuite vers les valeurs refuges provoquerait des ventes parmi d’autres classes d’actifs, un mouvement qui réduirait la liquidité des investisseurs à effet de levier, tout comme les banques qui usent de cet outil. Dans le second scénario, les autorités monétaires mettraient en place une politique de soutien pour éviter ce scénario, en vue de stabiliser les prix et regagner la confiance des investisseurs. Un cycle vertueux pourrait se mettre en place et suspendre la baisse des prix.

 

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