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Banque Mondiale / Omicron
Omicron : une perte potentielle de 0,2 à 0,7 point pour la croissance mondiale
Voilà l’une des incertitudes majeures de 2022 : les conséquences économiques du variant Omicron sur le profil de la croissance. A l’occasion de la publication de ses prévisions de croissance du Produit intérieur brut (PIB) mondial (4,1% en 2022, 3,2% en 2023, après 5,1% en 2021), la Banque mondiale a évoqué un scénario alternatif qui s’efforce de mesurer les effets que pourrait avoir Omicron. Il en ressort que la croissance mondiale pourrait être grevée de 0,2 à 0,7 point en 2022 : cela représente plusieurs centaines de milliards de dollars.
Si l’institution de Washington indique qu’"il est possible qu'Omicron provoque une forme plus légère de COVID-19, en particulier chez les personnes vaccinées, car les décès n'ont pas encore connu la même flambée que lors des vagues précédentes", elle avance que, "même si une part plus faible de la population infectée devait être hospitalisée par rapport aux vagues précédentes, le simple volume de nouveaux cas d'Omicron pourrait submerger des systèmes de santé épuisés et obliger les gouvernements à étendre ou imposer des mesures de contrôle supplémentaires".
Aussi, ces restrictions pourraient certes s’avérer de courte durée, mais leur mise en place simultanée dans les principales économies du globe pèserait fortement sur les activités à forte intensité de main-d’œuvre et donc considérablement sur la croissance mondiale, affirme l’institution. Dans le détail, ces effets seraient plus dévastateurs dans les pays qui peuvent le moins se permettre un nouveau ralentissement de la croissance, notamment les économies émergentes et en développement (EMDE), qui déplorent pour certaines d’entre elles des marges de manœuvre limitées en termes de politique économique pour répondre au choc. La Banque mondiale estime que cela pourrait représenter 0,4 à 1 point de croissance en moins pour les EMDE (ils devraient croître de 4,6% dans le scénario central).
L’économie mondiale subirait la grande majorité du choc durant le premier trimestre 2022, pour ensuite enregistrer un rebond significatif entre avril et juin, précise la Banque mondiale.
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