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Eurostat, Énergie

Macro-économie / Taux / Inflation / Zone euro / schnabel / Omicron

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Inflation / Zone euro / schnabel / Omicron

L'inflation européenne arrive à la croisée des chemins

L'inflation de la zone euro a été mesurée en novembre à 4,9 % lors des douze derniers mois. Il s'agit d'un record depuis qu'Eurostat a commencé à la mesurer.  
Rayons d'un supermarché français. Idriss Bigou-Gilles / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP
Rayons d'un supermarché français. Idriss Bigou-Gilles / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

L’inflation galope encore et encore jusqu’à atteindre 4,9 % en zone euro - pourtant les différents discours des dirigeants européens se font rassurants à ce sujet. L’inflation, historiquement haute, est en partie tirée par des prix de l’énergie (qui ont augmenté de 27,4 % en glissement annuel). Un retour est pourtant prévu l’an prochain à la cible d’inflation de 2 %, qui est celle du mandat de la Banque centrale européenne (BCE). C’est ce qu’a estimé en début de semaine Isabel Schnabel, membre du directoire de la BCE, qui s’attend à voir un repli de l’inflation dès que l’offre ne sera plus congestionnée et que les prix de l’énergie auront cessé de croître. L’influente banquière centrale en conclut qu’il n’y a "vraiment aucun signe de dérapage des prix" ; elle fait écho à la majorité des prévisions, qui estiment qu’on se dirige vers "une inflation inférieure à 2 %". La remontée des taux ne sera décidée que dans le cadre d’une inflation incontrôlée, qui n’est pas à l’ordre du jour à ses yeux. L’inflation hors coût de l’énergie n’est quant à elle que de 2,5 % sur les douze derniers mois. Ce qui peut donner l'impression qu'elle est sous contrôle : dès lors que ce marché sera revenu à la normale, l’inflation devrait en faire tout autant.

C’est l’hypothèse de Jack Allen-Reynolds, économiste chez Capital Economics, qui estime qu’il est " presque certain que les effets de l'énergie feront baisser le taux global l'année prochaine", mais que néanmoins il faudra attendre "au moins le quatrième trimestre pour que l'inflation globale passe sous la barre des 2 % ". L’arrivée du variant Omicron met également en doute l'hypothèse selon laquelle l'inflation aurait atteint un pic. La nouvelle recrudescence de la crise sanitaire qui se dessine, sera vraisemblablement accompagnée d’une pression sur les prix toujours aussi forte, particulièrement pour les biens, et dans le même temps d’une possible baisse des prix de l’énergie et donc de l’inflation qui y est lié.

En attendant une future baisse de l'inflation, la partie la plus modeste de la population devrait enregistrer une diminution de son pouvoir d'achat. Une problématique que les autorités essayent de résoudre en colmatant les brèches - l'État français a accordé un chèque énergie de 100 euros et a pris en charge la hausse des coûts de l’énergie. Dans plusieurs pays comme l’Allemagne, la Belgique ou encore les Pays Bas, le souci de l’inflation est encore plus préoccupant puisqu’ils dépassent largement la moyenne de la zone euro. Les taux d’inflation enregistrés par Eurostat y sont respectivement de 6 %, 7,1 % et 5,6 %.

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