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Macro-économie / Taux / Omicron / Banque de France / Prévisions / PIB

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Omicron : le scénario alternatif de la Banque de France

À l’occasion de la publication de ses nouvelles prévisions de croissance, la Banque centrale française s’est intéressée aux conséquences qu’aurait un retour de mesures de restriction semblables à celles de la fin 2020 pour l’économie hexagonale.
Lionel BONAVENTURE / AFP
Lionel BONAVENTURE / AFP

La cinquième vague pandémique qui frappe la France appelle les économistes à examiner plusieurs scénarios. À l’occasion de la publication de ses nouvelles prévisions de croissance du Produit intérieur brut (PIB) pour la France (6,7 % en 2021, 3,6 % en 2022, 2,2 % en 2023 et 1,4 % en 2024), la Banque de France a étudié les conséquences économiques qu'aurait un retour des mesures de restriction sanitaires (semblables à celles de la fin 2020-début 2021) qui aurait lieu entre janvier et mai 2022, dans un contexte où le variant Omicron suscite l’inquiétude : il en ressort que l’économie française retrouverait sa trajectoire du scénario central de l’institution dès le troisième trimestre 2022.

Dans le détail, pour construire ce scénario, les économistes de l’institut d’émission ont fait l’hypothèse que ces restrictions auraient "le même impact économique dans les secteurs directement concernés (commerce de détail, hébergement-restauration, activités culturelles et de loisirs, services de transport, certains services non marchands), mais qu’en revanche cela ne se diffuserait pas dans les autres secteurs de l’économie qui ont démontré leur capacité d’adaptation et resteraient ainsi à leur niveau d’activité de décembre (industrie, construction, services aux entreprises, etc.)".

En conséquence de quoi, le niveau d’activité trimestrielle globale s’établirait entre janvier et mars 2022 à un peu plus de 2 points de PIB en dessous du niveau d’avant-crise et à 1,5 point au deuxième trimestre (elle se situe 0,75 point au-dessus en décembre 2021). "Cette perte reste néanmoins plus faible que celle d’un peu plus de 4 points de PIB en moyenne au quatrième trimestre 2020 et au premier trimestre 2021 parce que l’activité dans certains secteurs, comme l’industrie, la construction ou les services aux entreprises, a progressé depuis un an", avance la Banque centrale.

Ainsi, la croissance annuelle en 2022 s’établirait à 2,2 % (contre 3,6 % dans le scénario central), tandis que le rebond du troisième trimestre 2022 impliquerait une croissance plus forte en 2023 (3,6 %, contre 2,2 %).

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