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Omicron : Goldman Sachs présente l’éventail des possibles
Son arrivée sur le devant de la scène pourrait tout remettre en cause... ou pas. Depuis que le nouveau variant du covid-19 Omicron a été identifié, l’économie mondiale est de nouveau plongée dans l’incertitude. C’est dans ce contexte que Goldman Sachs a dressé quatre trajectoires possibles pour la croissance économique et l’inflation mondiales, qui dépendent entre autres des capacités d’échappement immunitaire d’Omicron.
Dans un premier scénario baissier, la banque américaine fait l’hypothèse qu’Omicron soit plus transmissible que Delta et échappe également davantage aux vaccins. Par ailleurs, ce scénario suppose qu’Omicron finisse par supplanter le variant Delta au niveau mondial et qu’il soit davantage générateur d’hospitalisations. Dans ce scénario - qui est le seul à faire l’objet de prévisions de croissance chiffrées par Goldman Sachs -, la vague pandémique du premier trimestre 2022 serait telle que les gouvernements seraient poussés à resserrer les mesures de restriction. Ainsi, Goldman Sachs imagine une hausse de son "indice de verrouillage effectif" - il capture l'intensité des restrictions grâce notamment à des données sur la mobilité - équivalente à la moitié du durcissement mis en place pour lutter contre le variant Alpha fin 2020.
Concrètement, de telles hypothèses impliqueraient que la croissance mondiale s'établisse, entre janvier et mars 2022, à 2 % en glissement trimestriel annualisé (contre 4,5 % dans le scénario sans Omicron) et à 4,2 % sur l'ensemble de l’année 2022 - contre 4,6 % précédemment. Du côté de l’inflation, l’évolution attendue est incertaine : "l'inflation serait probablement inférieure à nos prévisions actuelles concernant les services et l'énergie (en raison d'une demande plus faible) mais supérieure à nos prévisions actuelles concernant les biens (en raison d'une offre plus faible), avec un effet net ambigu sur l’inflation globale", expliquent les économistes de l’établissement.
Dans un deuxième scénario encore plus catastrophique que Goldman Sachs définit comme moins probable, les caractéristiques d’Omicron seraient beaucoup plus dévastatrices sur le plan sanitaire que celles de Delta. "Dans ce scénario, la croissance mondiale est nettement plus faible que dans le premier scénario baissier, étant donné les pressions plus intenses exercées sur les hôpitaux, les restrictions sévères et la peur des consommateurs", avance Goldman Sachs qui juge là encore que l'impact net sur l'évolution des prix globale est ambivalent.
Puis, il y a le scénario "fausse alarme". Dans ce cas de figure, Omicron se propagerait moins rapidement que Delta et il n’aurait pas d'effets significatifs sur la croissance et l'inflation mondiales.
Enfin, ce nouveau variant n’exclut pas un scénario haussier, veut croire Goldman Sachs. En effet, il supposerait qu’Omicron soit légèrement plus transmissible que Delta mais provoque des symptômes beaucoup moins graves. Cela conduirait à ce que la croissance mondiale soit plus élevée qu’escompté aujourd’hui. De plus, l'inflation mondiale diminuerait probablement plus rapidement que ce qui est prévu aujourd’hui grâce à l'accélération du "rééquilibrage de la demande de biens vers les services et de la croissance de l'offre de biens et de main-d'œuvre".
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