WAN
menu
 
!
L'info stratégique
en temps réel
menu
recherche
recherche
Abonnez-vous
Abonnez-vous à notre newsletter quotidienne

Entreprises / Actions / Edenred / services aux entreprises

Entreprises / Actions
Edenred / services aux entreprises

Edenred à la fête

Le groupe d’avantages aux salariés a réalisé des résultats record en 2021. Il est bien positionné pour profiter des mutations provoquées ou accélérées par la crise sanitaire.
Edenred
Edenred

Dans le tumulte de la crise ukrainienne, Edenred survole les marchés. Le spécialiste des services de paiement et avantages aux salariés (tickets restaurant, tickets Cesu, chèques cadeaux, cartes de télépéage, tickets mobilité…) a publié ce matin des comptes "historiques" au titre de l’exercice 2021.

Son résultat net établit un record de 313 millions d’euros (soit une augmentation de 31% en glissement annuel) et son Ebitda atteint également un sommet de 670 millions (+15,5% et +18,4% à périmètre et change constants), dépassant largement le consensus des analystes (établi à 658 millions). La génération de trésorerie fait de même grâce à une marge brute d’autofinancement de 556 millions d’euros, après une augmentation de 20% ; le flux de trésorerie disponible atteint 518 millions alors que le consensus ressortait à 200 millions.

L’activité du groupe a été intense en 2021 : le chiffre d’affaires a progressé de 11%, à 1,63 milliard d’euros (+14% à éléments constants). "Edenred affiche une croissance organique à deux chiffres dans toutes nos lignes métier et toutes les zones géographiques", a souligné Bertrand Dumazy, le PDG du groupe, en conférence de presse : "Nos métiers sont autant d’atouts pour répondre aux mutations du monde du travail liées à la crise du Covid comme à celles qui ont été accélérées par la crise du Covid", a-t-il insisté.

La dématérialisation des supports et la diversification hors alimentation et repas se sont ainsi révélés des paris gagnants. La généralisation du télétravail n’a pas du tout nui à Edenred, bien au contraire. Les déclinaisons virtuelles de ses produits liés à l’alimentation se sont révélées adaptées à la situation (comme le paiement des repas par QR Code) et sont apparues comme des alternatives à la cantine physique. Hors alimentation, la crise a également encouragé les "comportements plus raisonnables" sur lesquels Edenred est positionné, comme les tickets mobilités en faveur des mobilités douces ou les cartes de compensation de CO2.

Le groupe a confirmé les objectifs de son plan Next Frontier 2019-22, soit une croissance organique du chiffre d'affaires opérationnel supérieure à 8%, une croissance organique de l'Ebitda supérieure de 10% et un taux de conversion du flux de trésorerie libre en Ebitda supérieur à 65%. Mais on imagine, à la lumière des comptes 2021, qu’un dépassement ne serait pas une surprise. D’ailleurs, le consensus vise respectivement +11,5%, +13,7% et 65%. Bertrand Dumazy s’est déclaré de fait "particulièrement confiant pour l’année 2022". "Le contexte inflationniste nous est favorable, par l’augmentation de la valeur des tickets ou des prix du carburant", explique-t-il notamment.

La croissance sera également alimentée par les acquisitions, comme l’illustre celle de 51% du capital de Greenpass, un émetteur de solutions de télépéage au Brésil pour 15 millions d’euros. Edenred recherche des cibles sur des marchés à forte croissance et sous-pénétré par les systèmes d’avantages aux salariés – dans le cas de Greenpass, moins d’une entreprise sur 10 est équipée en solutions de télépéage, affirme le PDG. Le groupe cherche également à faire fructifier sa base de clients, avec des sociétés qui lui permettent de renforcer rapidement ses autres lignes de produits. "Avec les très belles années de croissance, Edenred est peu endetté et dispose de cash. Nous disposons d’une force de frappe supérieure à 1,5 milliard d’euros, entre le cash et le recours à la dette tout en restant strong investment grade, c’est-à-dire BBB+", explique Bertrand Dumazy. Le ratio d’endettement du groupe est ainsi passé de 1,9 fois l’Ebitda en 2020 à 1,2 fois en 2021.

L'action progressait de 6% peu après 15 heures, à 40,3 euros.

Vous souhaitez réagir à cet article ou apporter une précision ?
Commentez cet article