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Professions financières / BNP Paribas / Crédit Agricole / caceis / services aux entreprises

Professions financières
BNP Paribas / Crédit Agricole / caceis / services aux entreprises

BNP Paribas et le Crédit Agricole s’allient dans les services aux entreprises

Logés au sein de BNP Paribas Securities Services (BPSS) et de Caceis, ils devraient fusionner d’ici à la fin de l’année. Métiers de volumes mais indispensables, ces activités ne peuvent que bénéficier d’un effet de taille.
BNP Paribas, Caceis
BNP Paribas, Caceis

Les banques poursuivent leur recherche de synergies, quitte à s’allier avec des concurrents. BNP Paribas et le Crédit Agricole ont annoncé vendredi leur intention de fusionner leurs activités de services aux entreprises cotées. Actuellement logées dans BNP Paribas Securities Services (BPSS) et Caceis (une filiale contrôlée à 69% par le Crédit Agricole et à 31% la banque espagnole Santander), elles seront ainsi réunies au sein d’une coentreprise, que les deux banques détiendront à parité.

L’intérêt du rapprochement, qui en est à un stade préliminaire et dont les termes financiers ne sont pas encore précisés, est pour les deux protagonistes de "mutualiser leurs investissements et de proposer à cette clientèle une offre de services renouvelée et enrichie", indiquent BNP Paribas et le Crédit Agricole dans leur communiqué commun. L’accord final devrait être signé fin 2022.

Peu connus et loin des métiers star que sont le conseil en fusions-acquisitions ou le trading par exemple, les services aux émetteurs sont pourtant essentiels dans la relation qu’une banque entretient au quotidien avec sa clientèle d’entreprises cotées : ils comprennent notamment la tenue des registres constitutifs de leur capital, l’organisation et la centralisation de leurs assemblées générales, le montage et la centralisation de leurs opérations financières et l’administration de leurs plans d’actionnariat salarié. Mais ce sont des services de volumes, d’où l’intérêt de les mutualiser.

Les exigences des actionnaires pour davantage de transparence et le poids croissant des agences de conseil de vote lors des assemblées générales ont accru la pression sur les prestataires des services aux émetteurs. Notamment concernant la fiabilité des votes, qui avait été remise en cause en 2018 en raison de nombreux problèmes techniques rencontrés par BPSS lors des assemblées générales de plusieurs sociétés du CAC40 et du SBF120. L’impossibilité d’organiser des assemblées générales physiques en raison des mesures de confinement pendant la pandémie a également accru la nécessité de trouver des solutions technologiques permettant le vote à la fois à distance et en direct. Une première a été réalisée en France l’année dernière. Toutes ces tendances lourdes nécessitent d’importants investissements difficiles à rentabiliser.

Les autres activités de BPSS et Caceis (services aux sociétés de gestion, banques, assureurs et fonds de pensions) ne sont pas concernées par le projet de rapprochement.

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