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Atos / Rodolphe Belmer / Publication des résultats
Atos va tenter de redresser la barre
De l'aveu même de Rodolphe Belmer, directeur général du groupe,"Atos a fait face à d'importantes difficultés en 2021". Ces difficultés se retrouvent dans un chiffre d'affaires en diminution de 4,3 % sur un an de façon organique. Aucun des objectifs financiers du groupe n'ont été atteints, malgré de plusieurs révisions à la baisse en cours d'année. Le résultat net réalisé est négatif de 2,96 milliards d'euros, en raison notamment d'une dépréciation d'actifs massive de 2,4 milliards d'euros, annoncée précédemment. L'excédent brut opérationnel a également souffert et a diminué de 480 points de base en un an.
Si elles ont progressé en Europe du Sud et dans les "marchés de croissance", les activités d'Atos ont particulièrement souffert dans les zones Amérique du Nord, Europe Centrale et Europe du Nord. Dans la dernière région évoquée, un recul de 3 % du chiffre d’affaires est constaté. Une baisse d'autant plus significative qu'il s'agit de l'endroit où le groupe réalise son chiffre d'affaires le plus important.
Les performances par secteur sont hétérogènes, notamment entre celui Industries et celui Services Financiers & Assurances. Le premier connaît à la fois une hausse de sa marge opérationnelle et de son chiffre d'affaires alors que le second connaît une diminution des deux indicateurs. Une baisse qu'on retrouve également pour les départements Télécommunications, Médias & Technologies, celui Ressources & Services et enfin celui Secteur Public & Défense. La Santé & Sciences de la Via, le plus petit secteur du groupe, connaît a contrario une hausse de son chiffre d'affaires.
La direction du groupe espère que l'année 2022 va permettre de mettre en place le redressement d'Atos. Un "plan ambitieux" sera présenté en mai lors d'une journée investisseurs. Dans le même temps, seront présentés les objectifs 2023-2025 du groupe. Rodolphe Belmer compte s'appuyer sur les positions de l'entreprise dans la cybersécurité, le calcul haute performance, le cloud et le digital. Ces secteurs sont qualifiés d'"activités de haute croissance" et feront partie d'un groupe désormais structuré autour de "trois lignes de métiers". Ce processus de réorganisation interne doit permettre d'aboutir à une "gouvernance adaptée et simplifiée".
Il ne s'agit cependant que de la "première étape majeure de la transformation du groupe". Il faudra du temps pour permettre le retour à un rythme de croissance soutenu. Les objectifs 2022 sont communiqués dans cette logique, avec une ambition de croissance du chiffre d'affaires comprise entre - 0,5 % et 1,5 %. La marge opérationnelle doit passer de 3,5 % en 2021 à une cible située entre 3 % et 5 %. Tandis que le flux de trésorerie disponible est espéré entre -150 et 200 millions d'euros.
Un autre changement dans la gouvernance d'Atos va survenir en mai avec le départ d'Uwe Stelter - directeur financier d'Atos - qui sera remplacé au 1er mai. Le comité exécutif va également subir des bouleversements et passer de vingt et un membres à douze membres. La volonté de rationaliser la "structure des coûts de l'entreprise" se déploye donc à tous les niveaux du groupe.
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