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Entreprises / Actions / Atos / Rodolphe Belmer / Thales / Airbus / BDS / Big Data & Sécurité

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Atos / Rodolphe Belmer / Thales / Airbus / BDS / Big Data & Sécurité

La pression se renforce sur Atos

Les dernières rumeurs entourant Atos renforcent logiquement les attentes sur la stratégie qui sera dévoilée le 14 juin prochain par le nouveau directeur général, Rodolphe Belmer.
Rodolphe Belmer, le directeur général d'Atos - Photo by Eric PIERMONT / AFP
Rodolphe Belmer, le directeur général d'Atos - Photo by Eric PIERMONT / AFP

Il est des rumeurs plus insistantes que d’autres. Celles qui entourent Atos et l’intérêt de potentiels prédateurs de l’entreprise de services numérique, en proie à d’importantes difficultés ayant entraîné trois avertissements sur les résultats 2021, ne datent pas d’hier. Le serpent de mer a refait surface il y a quelques jours à la suite d'informations du site spécialisé britannique Betaville selon lequel "un mystérieux prétendant préparerait une offre pour tout ou partie d’Atos, en se passant de l’accord du management", observe Invest Securities. Si, comme en convient le courtier, il est "difficile est difficile de juger de la véracité de l’information", que la société n’a pas souhaité commenter, l’historique des rumeurs sur Atos lui confère une certaine crédibilité.

Les noms d’Airbus et de Thales, mais aussi de Capgemini, Orange ou encore Sopra Steria, ont circulé ces derniers mois, non pas pour acquérir Atos dans son intégralité, mais sa pépite, son activité de cybersécurité, logée dans la division Big Data & Sécurité (BDS). Il s’agit évidemment des activités les plus porteuses, alors que le groupe essaie tant bien que mal de faire face aux difficultés de ses activités d’Infrastructure Management, liées à la gestion de services et de parcs informatique, en perte en vitesse.

Mais c’est justement parce que les activités du pôle BDS sont les plus dynamiques et rentables qu’il n’est absolument pas évident que le groupe souhaite s’en défaire. Elles sont "un élément clé de la stratégie de croissance à moyen et long terme", que souhaite mettre en œuvre Rodolphe Belmer, le nouveau directeur général du groupe arrivé aux commandes en janvier dernier, remarque un analyste. Atos a d’ailleurs eu l’occasion de signifier que cette activité n’était pas à vendre.

 

Activités sensibles

 

Autre frein potentiel, le gouvernement français aura nécessairement un œil attentif sur une éventuelle transaction compte tenu du caractère sensible des activités concernées, touchant à la souveraineté du pays en matière numérique : la cybersécurité, ainsi que le calcul haute performance avec les supercalculateurs qu’Atos avait racheté à Bull en 2014. Un domaine sur lequel Bruno Le Maire, le ministre de l'Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique devrait avoir son mot à dire, ou son successeur si jamais la majorité présidentielle venait à perdre les élections législatives.

Pour contourner l’opposition du management à la vente de son activité BDS, un prédateur n’aurait en tout cas d’autre choix que de faire une offre sur la totalité de l’entreprise. "La seule façon d'acquérir l'activité souhaitée est de faire une offre conjointe avec un tiers qui s'occuperait alors de l'activité historique", note en effet le même analyste. Les noms des fonds d’investissement Cinven, KKR, Advent et Bain avaient circulé l’an dernier.

Quoi qu'il soit, en Bourse, alors que l'action Atos avait touché en avril de nouveaux plus bas historiques, certains investisseurs commencent à juger le moment opportun pour se positionner. L’Autorité des marchés financiers (AMF) a révélé il y a quelques jours que la banque suisse UBS avait franchi en hausse, directement et indirectement, le seuil des 5% du capital et des droits de vote d’Atos, détenant 5,04% du capital de l’entreprise. Le signe que les attentes sont de plus en plus fortes avant la tenue le 14 juin de la journée investisseurs de l’entreprise, au cours de laquelle la direction d’Atos présentera sa nouvelle stratégie.

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