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Entreprises / Actions / Atos / Elie Girard / Rodolphe Belmer / Eutelsat / informatique / cloud

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Atos / Elie Girard / Rodolphe Belmer / Eutelsat / informatique / cloud

Atos : Rodolphe Belmer remplacera Elie Girard

La nouvelle principale hier soir ne résidait pas dans les chiffres d’activité du groupe de services informatiques, stables et sans grande surprise. Le directeur général d’Eutelsat prendra la tête d’Atos au plus tard le 20 janvier prochain.
Rodolphe Belmer, DG d'Eutelsat, futur directeur général d'Atos
Rodolphe Belmer, DG d'Eutelsat, futur directeur général d'Atos

Des errements stratégiques, des erreurs de comptabilité, un cours de Bourse en chute continue depuis décembre dernier et loin de son sommet à 100 euros atteints en 2017, exclusion logique de l’indice CAC40 le mois dernier… La question de la direction d’Atos est sur toutes les lèvres depuis plusieurs mois.

Le groupe de services informatiques a tranché hier soir, à l’occasion de la publication de ses chiffres d’activité du troisième trimestre. Il a annoncé la démission de son directeur général Elie Girard et son remplacement par Rodolphe Belmer, jusqu’ici directeur général d’Eutelsat, l’opérateur européen de satellites, au plus tard le 20 janvier 2022. L’intérim sera exercé par Pierre Barnabé et Adrian Gregory.

Elie Girard était à ce poste depuis octobre 2019, après avoir succédé à Thierry Breton (devenu commissaire européen au Marché intérieur). Il avait rejoint Atos en 2014 en tant que directeur financier adjoint, puis directeur financier l’année suivante, avant d’être promu directeur général adjoint, puis délégué en 2019. Au-delà des difficultés concrètes d’Atos, certains investisseurs estiment qu’Elie Girard n’a pas réussi à se dégager totalement de son long compagnonnage avec Thierry Breton (il a été son conseiller technique à Bercy entre 2005 et 2007, avant de le rejoindre chez Atos sept ans plus tard). Il n’a en outre exercé aucun poste opérationnel, ni régional, avant de diriger le groupe.

Bertrand Meunier, le président du conseil d'administration d'Atos, a justifié le choix de Rodolphe Belmer par "son sens stratégique et parce qu'il a démontré dans ses précédentes fonctions son efficacité managériale et opérationnelle, ainsi que sa capacité à diriger avec succès des transformations complexes". Le fait que Rodolphe Belmer est issu d’un milieu technologique est susceptible de rassurer le marché. Le futur nouveau patron devra mener la transformation d’Atos vers les services numériques en répondant aux exigences de la décarbonation et de la sécurité.

Atos a également donné des gages aux investisseurs en faisant un point d’étape sur l’arbitrage de ses activités (le cloud étant un relais de croissance incontournable dans le secteur), après avoir annoncé en juillet sa volonté de céder environ 20% de son chiffre d’affaires. Il a évoqué hier des "discussions avancées" avec un ou plusieurs prétendants concernant sa division Unified Communications & Collaboration, ainsi que plusieurs "marques d’intérêt" pour son activité de centre de données. Ces précisions apportent une certaine visibilité au marché sur la nature des cessions et l’avancée des processus. "Les investisseurs vont désormais pouvoir prendre en compte la valeur potentielle de la cession des activités non-stratégiques", souligne ainsi JPMorgan.

Les chiffres publiés hier par Atos n’ont pas apporté de grande surprise. Au troisième trimestre, le groupe affiche un chiffre d’affaires de 2,67 milliards d’euros, stable en données courantes mais en baisse de 2,3% à périmètre et change constants, affecté par une chute de 12% de ses revenus dans le secteur public et la Défense, que compense le rebond dans les secteurs manufacturiers grâce à la reprise post-pandémie (+10,4%, après +1,8% au deuxième trimestre) et une hausse de 5% en santé et sciences de la vie. Le ratio book-to-bill atteint 90% et Atos affiche 2,4 milliards d’euros de commandes nouvelles. Il a confirmé ses objectifs annuels (stabilité des revenus, marge opérationnelle d’environ 6% et un flux de trésorerie disponible positif), qu’il avait déjà révisés en baisse au mois de juillet.

Les investisseurs ont surtout été marqués par le changement à la tête du groupe. L’action Atos s’appréciait de 2,3% en milieu de séance, à 44,57 euros. Mais il reste du chemin à parcourir pour que le titre retrouve de sa vigueur. Il affiche toujours une baisse de 40% depuis le début de l’année.

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