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Le commerce en ligne connaîtrait un retour à la normale
Le commerce en ligne a fait partie de ceux qui ont particulièrement tiré parti de la crise pandémique. Mais s'il a affiché une progression remarquable pendant cette période, sa croissance pourrait retrouver des sentiers plus familiers.
En effet, la part des achats réalisés en ligne a rejoint la tendance qu’elle affichait avant la crise pandémique, avance une étude du Fonds monétaire international (FMI) portant sur 47 économies. Ce alors qu'elle se situait en moyenne 4,3 points au-dessus de sa tendance pré-crise lors du pic atteint pendant la pandémie ; aux deux extrémités du spectre, on retrouve Bahreïn (un pic à 17,5 points au-dessus de la tendance) et l’Indonésie (0,3 point au-dessus).
Plus largement, "nous avons constaté que la part des dépenses en ligne a augmenté davantage dans les économies où le commerce électronique jouait déjà un rôle important - et que cette augmentation s'inverse à mesure que la pandémie recule", analysent Joel Alcedo, Alberto Cavallo, Bricklin Dwyer, Prachi Mishra et Antonio Spilimbergo, économistes au FMI à l’origine de l’étude. Ces derniers jugent que cela illustre le fait que la pandémie a exacerbé les inégalités d’accès au digital (digital divergence) entre les différentes économies du globe. Globalement, cette accélération a toutefois été transitoire puisqu’au dernier relevé (septembre 2021), l’écart à la tendance d’avant-crise s’était nettement résorbé (0,3 point au-dessus). "Il est communément admis que la pandémie a accéléré la numérisation, forçant les consommateurs à apprendre comment faire des achats en ligne, et que cet apprentissage était là pour rester. Si nos résultats confirment l'adoption rapide du commerce électronique, la persistance de l'apprentissage ne semble pas généralisée", constatent ainsi les économistes.
Au plan sectoriel néanmoins, certaines persistances apparaissent. Le recours au commerce en ligne semble être particulièrement durable dans les restaurants (plus précisément dans la livraison de nourriture), les soins de santé (qui incluent la télémédecine) et certaines catégories de vente au détail, notamment les grands magasins, l'électronique et les vêtements. "Cela pourrait refléter le fait que la mobilité n'a pas complètement récupéré, ainsi que la nature ‘en personne’ de certains secteurs tels que la restauration. Ensuite, la numérisation de ces mêmes secteurs n'était pas particulièrement élevée avant la pandémie, et c'est dans ces domaines que la COVID-19 a le plus favorisé le changement", suggère l’étude.
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