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hydrocarbures, embargo, baril, prix à la pompe

Macro-économie / Taux / Joe Biden / Russie / pétrole / Agence internationale de l'énergie / OPEP

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Washington essaye de maîtriser son problème énergétique

Joe Biden, président des États-Unis, est obligé d'avoir recours aux réserves stratégiques pour lutter contre la hausse des prix à la pompe. Il compte également taxer les producteurs américains qui n'augmentent pas leur production.
Joe Biden. Anna Moneymaker / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP
Joe Biden. Anna Moneymaker / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP

La Maison Blanche s’était engagée à faire "tout ce qui est en son pouvoir pour aider les familles américaines" face à la hausse du prix du baril et elle tient parole. Elle a dévoilé "le plan du président Biden pour répondre à la hausse des prix à la pompe de Poutine " : il s’agit de venir en aide aux Américains les plus modestes qui sont durement touchés par la hausse du prix de l’essence. Pour se faire le plan Biden vise à puiser dans les réserves stratégiques: il a été décidé de libérer un million de barils par jour. Un montant historique qui devrait avoir bien plus d’impact que la timide action menée en novembre dernier. D’autant plus que d’autres pays de l’Agence internationale de l'énergie (AIE) pourraient emboîter le pas à Washington. Une réunion extraordinaire de l'AIE s'est d'ailleurs tenue ce samedi.

Les États-Unis vont puiser à ce rythme dans leurs réserves pendant près de six mois, ce qui doit permettre à la production d’augmenter pendant ce laps de temps. Cependant la Maison Blanche pointe du doigt une partie des producteurs américains qui ne jouent pas le jeu et préfèrent "réaliser des bénéfices extraordinaires sans faire d'investissements supplémentaires pour contribuer à l'approvisionnement". Pour cela Joe Biden soumet au Congrès une proposition visant à "obliger les entreprises à payer des droits sur les puits de leurs concessions qu'elles n'ont pas utilisés depuis des années". Instaurer une telle taxe forcera les producteurs à commencer toutes leurs productions disponibles ou bien à verser une redevance pour chaque puit inutilisé.

C’est sans doute la mesure qui pourrait être la plus importante pour rééquilibrer le marché sur le long terme. Piocher dans les réserves stratégiques "ne résoudra pas un déficit structurel pour le pétrole" selon Goldman Sachs. Alors que l’Opep ne cède toujours pas aux demandes américaines d’augmenter leur production, Joe Biden en est réduit à mettre la pression sur les producteurs américains et à négocier avec Caracas et Téhéran.

Une partie de l’équation ne dépend cependant pas des actions diplomatiques et fiscales menées par le gouvernement américain : un grand nombre de pays continue à vouloir acheter les hydrocarbures russes et évite au prix du baril de grimper en flèche. Une action qui peut réduire à néant le boycott américain des hydrocarbures russes. Le ministre des Finances indien Nirmala Sitharaman a récemment déclaré qu’il ferait " passer les intérêts de mon pays en premier, je ferais passer ma sécurité énergétique en premier", pour ce faire il n’a pas manqué de faire allusion au pétrole russe : "Si le carburant est disponible à un prix réduit, pourquoi ne devrais-je pas l'acheter ?". Ces mêmes pays pourraient effectivement tirer un avantage de la situation : en demandant à Moscou de leur faire des remises en échange de l’absence d’embargo.

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