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France, pouvoirs publics, régulation

Régulation / Concurrence / acpr / assurance vie / Epargne

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L'ACPR surveille de près l'assurance-vie

L'Autorité de contrôle prudentiel note un fort rebond de la collecte du marché hexagonal de l'assurance-vie l'an passé. Couplé aux évolutions réglementaires et de comportements sur le marché, l'ensemble nécessitera d'autant plus de vigilance.
ACPR. DR
ACPR. DR

L’assurance-vie occupe toujours une part centrale (28 % au troisième trimestre 2021) dans les placements des ménages (un total de 1 684 milliards d’euros). Ce marché particulier vient de faire l’objet d’une note d’analyse de l’Autorité de contrôle prudentiel (ACPR) qui revient sur les évènements qui ont émaillé l’année 2021. L’assurance-vie y a bénéficié d’un important surplus d’épargne ; les niveaux d’avant crise sont dépassés, avec des dépôts à vue qui ont augmenté de 14 % entre mars 2020 et décembre 2021. Là où le rebond économique aurait pu "s’accompagner d’un dégonflement de l’épargne accumulée", on observe un dynamisme supérieur à celle d’avant crise.

De fait, les 157 milliards d’euros qui composent le flux d’épargne des ménages en 2021 sont certes inférieurs aux 200 milliards enregistrés en 2020 mais restent supérieurs aux 112 milliards d’il y a 3 ans. Cette forte croissance bénéficie à la collecte brute en assurance-vie, qui a augmenté de 30 % par rapport à 2020, pour un total supérieur à 129 milliards d’euros. C’est surtout la collecte nette sur les supports en unités de compte (UC) qui en bénéficie, avec un chiffre de 30,6 milliards d’euros, un niveau "inédit depuis 10 ans ".

L'institution dirigée par François Villeroy de Galhau estime que "cette reprise du marché de l’assurance-vie témoigne de la confiance des épargnants dans ce produit d’épargne". L'appétit pour les supports en UC témoigne d'une hausse de "sa caractéristique de produit de long terme".

La modification de "l’appétit au risque des ménages" est ainsi expliquée par "la baisse continue des rendements offerts par le fonds euros". L'ACPR y voit un motif de vigilance pour l'avenir, avec un devoir de conseil de plus en plus important. D'une part les risques de pertes de capital doivent être expliqués et d'autre part l'investissement en fonds labellisés doit également l'être. La problématique de "la transparence nécessaire des frais liée aux contrats d'assurance-vie" a d'ailleurs abouti à un accord de place signé en février dernier. Ce qui a débouché sur une obligation de publication à compter du 1er juin 2022.

Deux principaux risques sont ciblés par l’ACPR en 2022. Le premier concerne la liquidité sur les contrats d’assurance-vie, créé par le contexte de remontée des taux opérée par les banques centrales. Le second concerne la possibilité de faire des "placements socialement responsables " qui pourrait pousser les Français à placer en actions. Ce qui nécessitera d’être particulièrement vigilant sur la façon dont le risque de ces produits est présenté et sur la réalité de l’empreinte environnementale du portefeuille. Une partie de la réponse à ce sujet pourrait provenir d'obligations légales plus importantes cette année, notamment celle pour les assureurs de proposer "une unité de compte verte, une unité de compte solidaire ainsi qu’une unité de compte labellisée ISR".

Concernant la structure du marché hexagonal, il reste "relativement concentré". Pas moins de 55 % des provisions, tous supports confondus, sont détenues par six organismes. En effet, le poids des "bancassureurs sur le marché de l’assurance-vie" reste important et c'est également eux qui ont "porté la reprise de la collecte nette en 2021".

 

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