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Macro-économie / Taux / Marchés / France / Election présidentielle

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Marchés / France / Election présidentielle

France : les marchés respirent après le premier tour de l’élection présidentielle

L’euro s’apprécie et tant les obligations d'État que les actions montrent des signes de détente alors qu’une victoire d’Emmanuel Macron demeure le scénario central.
Andrea Savorani Neri / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP
Andrea Savorani Neri / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

La pression est légèrement retombée. Les marchés financiers semblent envoyer des signaux de relatif apaisement à l’issue du premier tour de l’élection présidentielle française. Objet de toutes les attentions au cours de la semaine passée, le spread franco-allemand (écart de taux d’intérêt entre les obligations d’État à dix ans émises par la France et l’Allemagne), dont la dynamique est parfois nourrie par une prime de risque géopolitique, a diminué de 5 points de base par rapport à la période précédant le premier tour, pour s’établir à 50 points de base. Un étiage proche de celui que l’on avait observé au lendemain du premier tour il y a cinq ans (24 avril 2017) lorsque Marine Le Pen et Emmanuel Macron en étaient déjà tous deux sortis victorieux.

"Les investisseurs, en particulier étrangers, sont rassurés par les résultats du premier tour de l’élection présidentielle. Si Mélenchon fait beaucoup mieux qu’attendu, confirmant la forte dynamique entrevue dans les derniers sondages, le deuxième tour opposera bien les deux candidats attendus, Macron et Le Pen", estime Xavier Chapard, stratégiste à La Banque Postale Asset Management. Autre élément rassurant pour les marchés financiers : alors que les derniers sondages pointaient un écart se resserrant entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen, le président sortant a finalement obtenu un score 4,7 points supérieurs (plus de 1,6 million de voix) à celui de la députée du Rassemblement national. Du côté des marchés actions, le CAC 40 fait mieux que l’Euro Stoxx 50 (0,60 % contre -0,21 %) après l’avoir sous-performé durant une large partie de la semaine passée, tandis que l’euro s’apprécie de 0,6 % par rapport à son creux mensuel du 8 avril.

Pour autant, le second tour ayant lieu dimanche 24 avril, il ne faudrait pas s’étonner d'un retour de la volatilité pour les actifs financiers hexagonaux au cours de ces deux prochaines semaines. "Les investisseurs sont conscients que rien n’est complètement fait ou acquis pour le second tour avec beaucoup d’interrogations sur le report des voix et notamment celles du candidat de la France Insoumise, battu de justesse", analyse Alexandre Baradez, responsable de l’analyse marchés chez IG France. "Les raisons qui nous faisaient dire la semaine dernière que les chances d’élection de Le Pen étaient faibles mais, contrairement à 2017, non négligeables sont toujours là (sa bonne campagne, son positionnement moins extrême et l’absence du fameux plafond de verre). Les premiers sondages réalisés après le premier tour montrent un avantage assez limité pour Macron qui est dans la marge d’erreur, loin des plus de 60 % qu’indiquaient les sondages réalisés au même moment il y a cinq ans", ajoute Xavier Chapard, qui avance que le potentiel de correction est toutefois plus limité qu’en 2017.

Le débat télévisé qui se tiendra lors de la soirée du 20 avril pourrait être déterminant pour les investisseurs, avertit ING.

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