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Macro-économie / Taux / Fonds monétaire international / Economie mondiale / Conflit Russo-ukrainien

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Fonds monétaire international / Economie mondiale / Conflit Russo-ukrainien

ukraine Le FMI perçoit cinq menaces pour l’économie mondiale

UKRAINE. En plus du conflit russo-ukrainien, qui l’a conduite à réviser à la baisse sa prévision de croissance mondiale, l’institution de Washington a identifié quatre phénomènes en mesure de jouer un rôle majeur.
Réunions de printemps du FMI et de la Banque mondiale - Daniel SLIM / AFP
Réunions de printemps du FMI et de la Banque mondiale - Daniel SLIM / AFP

Déjà déclinante, la croissance mondiale devrait s’avérer moins élevée que prévu en large partie à cause du conflit russo-ukrainien. L’activité économique mondiale va enregistrer une croissance plus faible que ce qu’escomptait le Fonds monétaire international (FMI) jusqu’ici pour 2022 et 2023. Elle devrait atteindre 3,6 % lors de ces deux années, contre respectivement 4,4 % et 3,8 % précédemment. "Cela reflète l'impact direct de la guerre en Ukraine et des sanctions contre la Russie, les deux pays devant connaître une forte contraction", explique Pierre-Olivier Gourinchas, chef économiste et directeur du département de la recherche du FMI.

Tandis que la Russie voit sa prévision de croissance être rabotée de 11,3 points par l’institution de Washington pour 2022 (le Produit intérieur brut russe devrait reculer de 8,5 % cette année), les pays de la zone euro font partie des économies avancées contribuant le plus à la baisse de forme de l'économie mondiale. Ainsi, les Dix-neuf voient leur croissance être révisée de 1,1 point (2,8 %). "Les dégradations les plus importantes concernent des économies telles que l'Allemagne et l'Italie [-1,7 point pour l’Allemagne et -1,5 pour l’Italie contre -0,6 pour la France, ndlr] dont le secteur manufacturier est relativement important et qui dépendent davantage des importations d'énergie en provenance de Russie", détaille l’organisation.

Aux côtés de la guerre russo-ukrainienne, quatre menaces pèsent sur l’économie mondiale à court terme, selon le FMI. D’une part, la moindre accommodation monétaire fournie par les Banques centrales des économies avancées pourrait entraîner un resserrement soutenu des conditions financières en vigueur dans les pays émergents. "Début mars, les sorties de capitaux des marchés émergents étaient aussi importantes et rapides que celles observées au début de la pandémie, bien que concentrées sur quelques économies. Depuis la mi-mars, cependant, la situation s'est stabilisée, avec des entrées de capitaux lentes mais stables qui ont permis d'annuler environ un quart des pertes initiales", fait remarquer l’institution de Washington.

D’autre part, après avoir été ardemment sollicitée au cours de la pandémie pour protéger les économies, la politique budgétaire va se mettre quelque peu en retrait – en particulier dans les économies avancées. "Face à la hausse des coûts d'emprunt, les gouvernements sont de plus en plus confrontés à l'impératif de reconstituer des tampons", analyse le Fonds.

Par ailleurs, la Chine devrait également faire l’objet de toutes les attentions. Sa politique de zéro covid couplée à son ralentissement économique structurel (la croissance devrait atteindre 4,4 % cette année contre 8,1 % en 2021 selon le Fonds) n’est pas de bon augure. "De plus, l'attitude toujours stricte à l'égard des promoteurs immobiliers à fort effet de levier signifie que l'investissement immobilier reste faible", ajoute le FMI, dans un contexte où les déboires d'Evergrande se poursuivent (le groupe chinois a de nouveau suspendu sa cotation en mars).

Enfin, la pandémie constitue toujours un aléa à la baisse sur les perspectives de croissance. "Une hypothèse clé de notre scénario central est que le virus ne mute pas en de nouvelles souches nécessitant de nouvelles restrictions", reconnaît l’institution de Washington.

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