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Les fonds Infrastructure ont la cote
Un petit nouveau pour l'assurance-vie. La Banque Postale et CNP Assurances viennent de lancer leur premier fonds Infrastructure “LBPAM infrastructure Septembre 2030”. Commercialisée depuis le 2 mai et ce, jusqu’au 31 août prochain, cette nouvelle unité de compte offre, à leurs clients détenteur d’un contrat d’assurance-vie, une rentabilité cible de 2% net par an sur une durée d’investissement conseillée de huit ans, avec une échéance au 9 septembre 2030. Elle est composée à 40% d’un fonds de dettes de projets d’infrastructures et à 60% d’un fonds actions non cotées dédié aux infrastructures.
Jusqu’ici réservé aux institutionnels, l’investissement dans les infrastructures (les routes, les réseaux ferroviaires, les aéroports, les écoles, les hôpitaux, la distribution de gaz, d’eau et d'électricité mais aussi les réseaux de télécommunications ou le traitement des déchets et les travaux utiles à la transition énergétique...) accessible aux particuliers n’est cependant pas nouveau : les groupes Axa, la MAIF, Allianz, Crédit Agricole Assurances, Generali... ont tous lancé leur propre fonds. “Il s’agit d’une classe d’actifs non cotée assise sur des actifs réels. A ce titre, elle est peu soumise aux fluctuations des marchés financiers et a tendance à traverser les cycles économiques, ce qui la rend très intéressante ”, explique à Wansquare Olivier Jéséquel, directeur chez Bfinance.
Stratégie gagnante
Il faut dire qu’investir dans un fonds Infrastructure est une formule gagnant-gagnant. D'un côté, ces fonds permettent de financer tous les services collectifs qui nécessitent des ressources importantes. De l’autre, ce type de placement est très avantageux pour les particuliers, et ce à plusieurs titres. D’abord, il permet aux épargnants de diversifier leur patrimoine et leur portefeuille en orientant leur argent vers l’économie réelle. “Sous forme de prêt pour financer des sociétés d’infrastructures dans leurs acquisitions”, précise Olivier Jéséquel. Ensuite, cet investissement est juteux car il est dit "de long terme", ce qui permet d’obtenir des rendements compris entre 4% et 5% par an et offre une visibilité en matière de cash-flow. "Ces investissements génèrent un revenu régulier et relativement stable, comparable mais supérieur à celui offert par le coupon d'une obligation à taux fixe", souligne le directeur de Bfinance.
Mais ce n’est pas tout puisque les investisseurs perçoivent également une rémunération complémentaire. “Tout ce qui est non coté offre une prime d’illiquidité, demandée par les investisseurs afin de compenser l'immobilisation de leurs capitaux et gagner ainsi un supplément de rendement", ajoute Olivier Jéséquel.
Surtout, c’est un placement très peu risqué puisqu'il est indexé sur l’inflation. “Un vrai atout”, se félicite Olivier Jéséquel.
Aussi, dans un contexte d’explosion de l’inflation et de la hausse des taux, cette classe d’actif pourrait donc bien devenir incontournable. Preuve en est : 46% des investisseurs prévoiraient d’accroître leurs expositions aux infrastructures l’année prochaine, selon un sondage réalisé par Bfinance auprès de 418 investisseurs institutionnels de 39 pays.
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