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Orange / Christel Heydemann / Jacques Aschenbroich / stéphane richard
Christel Heydemann et Jacques Aschenbroich seuls maîtres à bord d’Orange
La transition à la tête d’Orange est désormais complète. Quelques semaines après que Stéphane Richard a cédé la direction générale du groupe à Christel Heydemann, l’entreprise dispose à présent aussi de son nouveau président-non exécutif en la personne de Jacques Aschenbroich, nommé jeudi soir par le nouveau conseil d’administration de l’entreprise dans la foulée de l’assemblée générale des actionnaires.
Tandis que Jacques Aschenbroich s’est engagé à ce que la nouvelle gouvernance dissociée d'Orange soit exemplaire, le nouveau tandem a logiquement remercié Stéphane Richard pour son action menée pendant douze ans en tant que PDG. "Il a changé l’histoire de l’entreprise en œuvrant chaque jour à son service pour la consolider", a déclaré celle qui est l’une des trois femmes à diriger à une entreprise du CAC 40.
Stéphane Richard, qui selon les dernières informations se destinerait à une nouvelle carrière dans la banque, avait d’ailleurs lancé plusieurs chantiers d’envergure ces derniers mois. Le dernier en date est le rapprochement prévu en Espagne avec l’opérateur MasMovil, avec lequel des négociations exclusives ont débuté en mars. "La transaction devrait être signée à l’été et finalisée d’ici le deuxième trimestre 2023", a rappelé Christel Heydemann. "La réussite de ce projet majeur et stratégique est une priorité", a souligné la dirigeante. L’opération doit permettre à Orange de donner naissance à un acteur ayant la taille critique pour réaliser les investissements nécessaires au déploiement sur le marché espagnol, réputé difficile.
Par ailleurs, la "TowerCo" européenne Totem, entreprise distincte mais détenue à 100% par Orange lancée en novembre et dédiée aux pylones pour la téléphonie mobile, "est désormais pleinement opérationnelle", a également rappelé la dirigeante. Pour Totem, qui a généré un chiffre d’affaires de 161 millions d’euros au premier trimestre, l’augmentation de la création de valeur "passera d’abord par l’augmentation du nombre moyen des opérateurs qui utilisent ses infrastructures", a souligné Christel Heydemann.
Parmi les autres priorités figurent aussi la cybersécurité, identifiée comme un axe stratégique de développement, tout comme le cloud, ou le groupe souhaite jouer un rôle de premier plan dans l’émergence d’une alternative européenne, de "troisième voie", face aux acteurs chinois et américain. Premier moteur de la croissance du groupe, la zone Afrique et Moyen Orient fait évidemment toujours partie des priorités d’Orange. "Sur notre core busines comme dans le multi-services le potentiel de croissance des revenus y est encore important", a indiqué Christel Heydemann.
Aux commandes depuis le 4 avril, la nouvelle dirigeante a ainsi commencé à dessiner les grandes lignes directrices de l’action qu’elle souhaite mener à la tête de l’entreprise. "Nous n’avons pas de temps à perdre, les transformations qui nous attendent sont encore plus profondes, plus structurantes, et surtout plus rapides que toutes celles que nous avons connues dans le passé", a expliqué Christel Heydemann aux actionnaires.
Dans sa vision, l’accélération à venir de la mise en oeuvre des chantiers en cours s’accompagnera nécessairement d’ "une réflexion collective pour anticiper les évolutions structurelles de notre éco-système". Totalement à pied d’œuvre, la nouvelle dirigeante compte présenter avant la fin de l’année sa feuille de route à horizon 2030 au conseil d’administration.
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