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Evenements / Orange / Assemblée générale / Christel Heydemann / Jacques Aschenbroich / Lead the future / CAC 40 / Télécommunications

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Orange / Assemblée générale / Christel Heydemann / Jacques Aschenbroich / Lead the future / CAC 40 / Télécommunications

Premier rendez-vous entre les actionnaires et la gouvernance bicéphale d’Orange / De quoi affirmer les positions et la stratégie de l'opérateur historique

Jacques Aschenbroich et Christel Heydemann ont tenu, ce mardi, leur première assemblée générale en qualité de tandem dirigeant. Le président du conseil d’administration et la directrice générale d’Orange ont profité de cette réunion avec leurs actionnaires pour revenir sur une année 2022 riche en actualités pour le groupe et pour préciser sa feuille de route.
De gauche à droite : Jean-Michel Thibaud, Anne-Gabrielle Heilbronner, Jacques Aschenbroich, Christel Heydemann et Nicolas Guérin (DR)
De gauche à droite : Jean-Michel Thibaud, Anne-Gabrielle Heilbronner, Jacques Aschenbroich, Christel Heydemann et Nicolas Guérin (DR)

"L’année 2022 aura été marquée par une profonde transformation de notre gouvernance, par l’omniprésence des régulateurs et par la construction du nouveau plan stratégique d’Orange, Lead the future. Mon rôle, en qualité de président du conseil d’administration (CA), est de valider cette stratégie. Il revient à notre directrice générale Christel Heydemann, à elle et à elle seule, de piloter cette stratégie, de réaliser les investissements et de mettre en place nos différentes politiques". Lors de l’assemblée générale de l’opérateur historique qu’il a présidé pour la première fois ce mardi, Jacques Aschenbroich n’a pas hésité à afficher la complémentarité existante entre lui et la dirigeante du groupe.

Après que les rôles de président et directeur général ont été dissociés il y a maintenant plus d’un an, il est donc revenu au nouveau président d’ouvrir la réunion annuelle des actionnaires du groupe. Et il a, tout d’abord, souhaité affirmer la position d’Orange quant aux critiques qui lui sont adressées par ses concurrents ou les régulateurs, au regard du déploiement de la fibre et de l’entretien du réseau de cuivre.

"Dans la plupart des pays, le dérèglement allège les contraintes qui pèsent sur les opérateurs historiques. Il est étonnant de voir qu’en France, 27 ans après l’ouverture à la concurrence du secteur des télécoms, la régulation n’a pas évolué. La France ne pourra pas faire l’économie d’une telle réflexion alors que nous avons basculé dans le monde de la fibre, que nous nous dirigeons vers une bascule dans le haut débit et qu’Orange investit massivement. Quant aux réclamations de nos concurrents, elles ne reflètent pas la réalité économique. Il n’est pas admissible qu’Orange soit pénalisé", a ainsi argumenté Jacques Aschenbroich.

 

Composer aussi avec les Big Tech

 

Il se sera par la suite attaqué au sujet des Gafam, pointés du doigt par les opérateurs européens pour leur contribution insuffisante à l’entretien des réseaux de télécommunications du Vieux continent, pourtant largement occupés par le transit des données des géants numériques américains. "Les Gafam doivent contribuer à l’entretien des réseaux. Malgré ce qu’ils disent, leurs investissements restent bien inférieurs aux nôtres", a avancé le président du CA.

Une année 2022 donc effectivement bien chargée en actualités mais au travers de laquelle Orange sera tout de même parvenu à atteindre ses objectifs financiers. L’exercice passé a en effet permis à l’opérateur de faire grimper son cash-flow.

De quoi récompenser les actionnaires : à 70 centimes d’euros par action au titre de l’exercice 2022, le dividende sera augmenté à 72 centimes pour 2023. L’objectif est fixé à 75 centimes d’euros pour 2025. "Cela témoigne de notre confiance quant à l’augmentation du cash-flow", a souligné Christel Heydemann.

 

Stratégies géographiques

 

En ses qualités de dirigeante, elle est par la suite revenue sur le plan stratégique du groupe à horizon 2025, Lead the future. En son sein, plusieurs volets, dont celui de poursuivre durablement la croissance en Afrique et au Moyen-Orient. En effet, les deux régions sont désormais le moteur de la croissance du groupe. Elles ont d'ailleurs été les premières contributrices au chiffre d'affaires de l'opérateur, sur le premier trimestre de l’année 2023. "Orange est un acteur de la consolidation en Europe. Dans certains pays comme l’Espagne, où il y a neuf opérateurs, il devient difficile de conserver nos marges. En Afrique, il y a en moyenne trois opérateurs par pays. Notre portefeuille y est équilibré avec moins de 15 % de l’activité par pays où nous sommes implantés. C’est une manière de sécuriser notre business au regard des risques géopolitiques. Nous avons aussi des partenaires locaux. Et la nomination de Momar Nguer au conseil d’administration, fin connaisseur de la zone, nous sera également utile", a répondu Christel Heydemann à un actionnaire souhaitant en savoir davantage sur la stratégie du groupe en Afrique.

De fait, le choix de nommer le président du comité Afrique de Medef International, fort de près de 40 années d’expérience chez TotalEnergies en Afrique et en France et qui conseille désormais son président-directeur général Patrick Pouyanné, semble donc bien s’inscrire dans la stratégie du groupe. Et cette arrivée aura été largement approuvée par les actionnaires du groupe, à plus de 99 %.

Les porteurs de titres Orange ont aussi, à la quasi-majorité, approuvé la nomination au conseil d’administration du directeur général de Worldline, Gilles Grapinet, choisi quant à lui pour ses compétences en matière financière. Sans résolutions majeures agréées par le CA à l’ordre du jour, elles auront toutes été adoptées par les actionnaires d’Orange.

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