WAN
menu
 
!
L'info stratégique
en temps réel
menu
recherche
recherche
Abonnez-vous
Abonnez-vous à notre newsletter quotidienne

Publications, Résultats / Orange / Orange France / Télécommunications / Lead the future / plan stratégique / Christel Heydemann

Publications, Résultats
Orange / Orange France / Télécommunications / Lead the future / plan stratégique / Christel Heydemann

Orange prépare la suite / L'exercice débute doucement mais reste en ligne avec les prévisions

L'opérateur historique entame l'exercice 2023 en étant concentré sur ses objectifs stratégiques. Comme promis, les dépenses d'investissement sont en baisse et l'activité en Europe, Afrique et Moyen-Orient a été renforcée. Les hausses de prix, qui reflètent la stratégie de valeur d'Orange, produiront pleinement leur effet au fil de l'année. 
Orange (©Laurent GRANDGUILLOT/REA)
Orange (©Laurent GRANDGUILLOT/REA)

"Nos résultats du premier trimestre sont en ligne avec les objectifs annuels", a assuré Christel Heydemann, la directrice générale du groupe Orange, à l’occasion de la première publication de l’année 2023 de l’opérateur historique. Conforme aux anticipations, donc, même si les performances de la société n’affichent pas une croissance à pleine vitesse.

L’excédent brut d’exploitation après loyers (Ebitdaal), le principal indicateur de rentabilité du numéro un français des télécommunications, a progressé de 0,5 % en base comparable à 2,6 milliards d’euros. "La saisonnalité de nos taxes d’exploitation explique cette moindre progression. Les augmentations de prix feront leurs effets plus tard", a expliqué la directrice générale. Car pour faire face à l’inflation, l’opérateur historique s’est vu contraint de répercuter la hausse des coûts sur ses clients. "Nous les avons informés de ces hausses tarifaires, de 1 à 2 euros selon les forfaits. Les clients ont été notifiés par courrier. (…) Nos stratégies sont définies localement, nous suivons de près les réactions de nos clients. Mais il est nécessaire de trouver la bonne ligne de crête entre notre capacité à nous protéger de la hausse des coûts de l’énergie, de la sous-traitance, ou de l’inflation salariale et un contexte de marché [composé de quatre opérateurs] sur lequel les clients ont une capacité d’arbitrage".

 

Soutien des services de détail

 

Malgré quelques pertes d’abonnés, notamment dans les accès fixes qui ont reculé à 44,9 millions d'utilisateurs (contre 46,2 millions à fin mars 2022), la stratégie axée sur la valeur a porté ses fruits. En effet, la croissance des services de détail (de 2,8 %) a porté celle du chiffre d’affaires, en hausse de 1,3 % sur un an, à 10,6 milliards d’euros.

Dans le détail, l’activité en France – qui génère environ 40 % du chiffre d’affaires annuel du groupe – a marqué le pas au cours du premier trimestre. En cause, une perte de 93 millions d’euros du wholesale (la vente de gros), qui représente "un rythme de baisse conforme à nos anticipations à moyen terme", avance la direction. De ce fait, les ventes dans l’Hexagone ont accusé un recul de 1,8 %, pour atterrir à 4,3 milliards d’euros.

En revanche, dans le reste des zones, la dynamique diffère : l’Europe enregistre une croissance de 3,8 %. "La performance est tirée par la Pologne et l’Espagne. Le processus d’antitrust y est en cours concernant la joint-venture avec MasMovil. Nous attendons une finalisation de la transaction pour le second semestre 2023", a ajouté Jean-Michel Thibaud, directeur financier adjoint du groupe, qui assure la direction financière d'Orange en intérim.

 

Orange Money fait ses preuves

 

Enfin, l’Afrique et le Moyen-Orient affichent la meilleure performance réalisée par zone géographique : les facturations s’y sont appréciées de 9,1 %, à 1,7 milliard d’euros, entre autres grâce à une croissance de 20,7 % de l'activité de paiement mobile Orange Money. "Cela nous rend confiants dans la stratégie du groupe", s’est félicité Jean-Michel Thibaud, puisque celle-ci place les régions Europe, Afrique et Moyen-Orient comme un axe essentiel à sa réussite.

Et pour rester en ligne avec sa stratégie, Orange a poursuivi la baisse de ses dépenses d’investissement entamée à l’exercice dernier, la France étant déjà largement couverte par la fibre. Sur le premier trimestre, les eCapex s’affichent ainsi en recul de près de 5 %, à 1,5 milliard d’euros. "Nous restons en marche vers Lead the future [le plan stratégique du groupe à horizon 2025, ndlr] ", a conclu Christel Heydemann.

Vous souhaitez réagir à cet article ou apporter une précision ?
Commentez cet article