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Crédit Agricole dit stop aux critiques sur sa stratégie climat

S'attendant à être malmenés sur les questions énergétiques lors de son assemblée générale des actionnaires ce mardi matin, les dirigeants du Crédit Agricole S.A ont préféré prendre les devants et demander une bonne fois pour toutes l'arrêt des critiques sur sa stratégique climatique. 
Philippe Brassac , directeur général de Crédit Agricole S.A et Dominique Lefebvre, président du conseil d'administration de la banque (Photo by ERIC PIERMONT / AFP)
Philippe Brassac , directeur général de Crédit Agricole S.A et Dominique Lefebvre, président du conseil d'administration de la banque (Photo by ERIC PIERMONT / AFP)

Trop c’est trop. Le Crédit Agricole ne veut plus entendre ou lire sur les réseaux sociaux qu’il est un pollueur. Et il a tenu à le faire savoir lors de l’assemblée générale des actionnaires de Crédit Agricole S.A (son entité cotée), ce mardi. Organisée cette année à Montpellier, la réunion a, en effet, été l’occasion pour la banque de mettre les points sur les "i". A la question d’une militante d’une ONG demandant l’arrêt rapide de tout financement pétrolier ou gazier et des explications sur le prêt de 8 milliards de dollars accordé à TotalEnergies par plusieurs banques parmi lesquelles Crédit Agricole, Philippe Brassac, directeur général de Crédit Agricole S.A n’a pas hésité à se montrer ferme. “Depuis l'Accord de Paris en 2015, nous sommes la seule des trente plus grandes banques au monde à financer plus d’énergies renouvelables que d’énergies fossiles. Nous sommes le premier financeur des énergies renouvelables en France et ça vous ne le dites jamais !”, a-t-il regretté.  

 

Un projet sociétal depuis 2019

 

La lutte contre le changement climatique est pourtant un axe majeur du projet sociétal mis en place par le groupe en 2019 et censé aligner la stratégie de la banque sur l’Accord de Paris et sortir totalement de l’industrie du charbon thermique à horizon 2030 dans les pays de l’OCDE et en 2040 pour le reste du monde. “Nous sommes souvent pris à partie sur la réalité ou la sincérité de nos engagements. Ces controverses sont injustes et les moyens que nous mobilisons en faveur d’une économie décarbonée sont systématiquement minimisés”, a déploré Dominique Lefebvre, président du conseil d’administration de Crédit Agricole S.A. Ce projet, comprenant dix engagements, doit, entre autres, permettre à la banque d’accompagner tous ses clients dans leur transition. “Notre groupe a explicitement demandé aux entreprises clientes ayant investi dans les secteurs du charbon de lui communiquer un plan de sortie”, a expliqué Eric Campos, directeur du projet sociétal, lors de l’assemblée générale.  

Surtout, la banque s’est fixée à elle-même des objectifs à atteindre comme la neutralité carbone d’ici 2050 sur ses portefeuilles d’investissement et de financement. Pour cela, elle a d'ailleurs dévoilé, le 10 décembre dernier, un ambitieux plan-programme. Et elle a déjà parcouru du chemin. “Entre 2019 et 2021, les engagements du groupe sur la production des énergies renouvelables sont passés de 22 à 29%”, a rappelé le directeur du projet qui a tenu aussi à préciser que “tous les métiers du groupe sont engagés vers cette décarbonation”. Ainsi, le portefeuille d’actifs verts de Crédit Agricole Corporate and Invest Bank (CACIB), la banque de financement et d’investissement du groupe, s’élève désormais à 13 milliards d’euros, en croissance de 53%. Par ailleurs, Crédit Agricole Assurances a poursuivi l’année dernière ses investissements dans les énergies renouvelables qui représentent désormais 2,5 milliards d’euros en capital. “Selon une étude de Bloomberg, notre groupe est la seule banque au monde à avoir négocié plus d’obligations en faveur du climat que d’obligations des émetteurs des énergies fossiles”, s’est félicité Eric Campos. 

 

Reconnu par Bloomberg

 

Si Crédit Agricole S.A n’a pas présenté de résolution climatique, ce mardi matin, lors de son assemblée générale, son président a, en outre, tenu à rappeler que la banque et sa filiale de gestion d’actifs, Amundi, avaient adhéré respectivement, l’année dernière, à la “Net Zero Banking Alliance” - “qui regroupe 50 acteurs du secteur financier mondial”, a-t-il souligné - et à la “Net Zero Asset Managers Initiative”. L'entité Crédit Agricole Assurances a quant à elle rejoint la “Net Zero Asset Owner Alliance. “Nous nous engageons à la plus grande transparence sur notre démarche de décarbonation”, a fait valoir Dominique Lefebvre. De fait, en 2020, le groupe était l’une des rares banques à publier son mix énergétique, ses encours par nature d’énergie, selon Bloomberg, On pouvait notamment y lire une baisse du financement des énergies fossiles de 4,9% et des investissements dans les énergies fossiles de 14,8%. Preuve que la banque veut mériter son nom de “banque verte”.  

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