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Brexit ; Resolution Foundation ; UE ; Ouverture commerciale ; Compétitivité ; Conjecture ; Perspectives

Macro-économie / Taux / Brexit / Resolution Foundation / perspectives

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Brexit / Resolution Foundation / perspectives

Ce que le Brexit coûterait aux travailleurs britanniques

À l’exception de quelques secteurs, le Brexit ne devrait a priori pas transformer la structure même de l’économie britannique. En revanche, la sortie de l’Union européenne réduirait l’ouverture commerciale du Royaume-Uni, avec des implications dommageables à long terme pour la productivité et les salaires qui coûteraient au travailleur moyen 470 livres par an d’ici la fin de la décennie, selon une étude.
Le Brexit devrait faire baisser les salaires britanniques de 1,8 % / Tolga Akmen / AFP
Le Brexit devrait faire baisser les salaires britanniques de 1,8 % / Tolga Akmen / AFP

Depuis son entrée en vigueur effective au début de l’année dernière, le Brexit semble peser plus lourdement que prévu sur l’ouverture commerciale et la compétitivité de l’économie britannique, indique la Resolution Foundation dans sa dernière publication. Conséquence directe, le centre de réflexion estime que le Brexit devrait faire baisser les salaires britanniques de 1,8 %, soit une perte de 470 livres par travailleur et par an pendant 10 ans, et la productivité du travail de 1,3 %, par rapport à un scénario sans Brexit. 

Le nouvel accord commercial et de coopération, conclu par l’Union européenne (UE) et le Royaume-Uni, ne semble en revanche pas particulièrement avoir provoqué de diminution massive des flux de commerce entre les deux entités, contrairement aux prévisions de nombreux analystes. 

" Le Brexit affaiblit la compétitivité du Royaume-Uni et son ouverture au commerce avec un plus grand nombre de pays. Cela finira par réduire la productivité, ainsi que les salaires réels des travailleurs ", résume Sophie Hale, économiste à la Resolution Foundation. 

 

Pas de transformation majeure de l’économie britannique 

 

La nouvelle relation commerciale avec l’UE se traduit pour le Royaume-Uni par une hausse des coûts de commerce de 10,8 % pour les exportations vers l’UE et de 11 % pour les importations en provenance de l’UE. Les barrières commerciales devraient augmenter davantage dans les secteurs de l’agriculture et des services que dans l'industrie manufacturière tandis que la pêche devrait être l'une des industries les plus durement touchées, avec une baisse de production de 30 %. Les pêcheurs britanniques, très dépendants des exportations vers l’UE, sont effectivement confrontés à de nouveaux obstacles pour vendre leurs produits aux consommateurs européens. 

Et pourtant, malgré cet impact significatif sur certains secteurs, ce nouvel accord avec l'UE ne devrait pas conduire à un ajustement important ou rapide du marché du travail si l'on considère l'économie britannique dans son ensemble. Les modélisations de Resolution Foundation suggèrent que moins de 0,5 % de la main-d'œuvre, soit 132 000 personnes, auront à quitter leur secteur actuel à la suite du Brexit. 

Par ailleurs, compte tenu de l'augmentation des charges réglementaires, les entreprises britanniques pourraient également choisir d'expédier directement leurs produits vers une seule destination dans l'UE et de faire appel à des distributeurs basés dans l'UE, plutôt que d'exporter directement vers des marchés plus petits.

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