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MIT; éolien; renouvelable

Macro-économie / Taux / la banque postale / Acemoglu / transition énergétique

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Daron Acemoglu avertit sur le défi du siècle

Ravi d'être à Paris, Daron Acemoglu a insisté lors des "Dialogues de l'économie citoyenne 2022", de la Banque Postale, sur le principal défi de notre siècle qui se situe dans la transition vers des énergies propres.
Champs éolien en construction. SEAN GALLUP / GETTY IMAGES EUROPE / Getty Images via AFP
Champs éolien en construction. SEAN GALLUP / GETTY IMAGES EUROPE / Getty Images via AFP

Plusieurs défis vont marquer notre siècle mais le principal désigné par Daron Acemoglu consiste dans la réussite de la transition vers des énergies propres. À tel point que le professeur d'économie du MIT estime que tous les aspects de notre société et notre économie vont en être affectés. Il a invité les décideurs à réfléchir à "comment faire pour rendre la mondialisation meilleure".

Dans la première intervention de ces "Dialogues de l'économie citoyenne 2022" organisés par la Banque Postale, il redoute que lui et ses contemporains soient seulement "en train de comprendre ce qu'implique la transition", puisqu’au début du siècle il paraissait impossible ou presque d'arriver à s'engager aussi fermement dans cette démarche. Les coûts d'un engagement pareil ont depuis drastiquement été diminuées. 

Des espoirs déjà faibles à l'époque qui ont été déçus par l'échec des différentes politiques menées en vingt ans. Aujourd'hui aucun effort collectif n'a été concluant sur la question des taxes carbones, le manque de coordination conduisant à des opportunités d'arbitrage en la matière. Pour y palier il faut que des "politiques globales" soient mises en place.

Le maintien de la démocratie de par le monde serait également nécessaire à réussite de ces changements et une transition totale vers des technologies propres. Acemoglu a martelé que la "démocratie était bonne pour la santé de l'économie". Notamment au vu des évènements en Ukraine qui "mettent la lumière sur les défis qui attendent notre époque". Le maintien des structures démocratiques est la seule façon de lutter contre les inégalités qui ont pour l'instant ont "augmenté avec l'essor technologique".

La transition ne saurait effectivement être totale si elle ne peut être réalisée que par une partie de la population. Pour sa totale efficience il faut qu'elle puisse englober l'intégralité de la planète. Sinon le risque est grand qu'elle agrandisse les inégalités déjà présente. L'accaparation récente du GNL par les économies avancées montre l'étendue d'un tel problématique. 

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