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Fusions, Acquisitions / ipsen / acquisition / transaction / cancer / biotech

Fusions, Acquisitions
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Avec Epizyme, Ipsen met en œuvre son recentrage stratégique

Ipsen va acquérir la biotech américaine Epizyme pour 234 millions d'euros. Une opération qui va renforcer la présence du groupe en oncologie. Ce dernier va notamment s'emparer du médicament Tazverik, approuvé aux Etats-Unis et destiné aux patients atteints de lymphome folliculaire récidivant ou réfractaire. 
David Loew, directeur général de Ipsen (Photo by ERIC PIERMONT / AFP)
David Loew, directeur général de Ipsen (Photo by ERIC PIERMONT / AFP)

Après la vente, en février dernier, de sa division de santé familiale (Smecta, Forlax, Tanakan…) au laboratoire indépendant Mayoly Spindler, spécialisé dans la gastro-entérologie, le troisième laboratoire français (après Sanofi et Servier), Ipsen, vient d’annoncer la conclusion d’un accord de fusion avec la biotech américaine Epizyme, cotée au Nasdaq et connue pour ses travaux intégrés dans la recherche médicale contre le cancer.

Cette transaction de 247 millions de dollars (234 millions d’euros) dont la finalisation est attendue pour la fin du troisième trimestre 2022, sera entièrement financée par la trésorerie et les lignes de crédit existantes d’Ipsen. Elle est la première acquisition, sur une enveloppe totale prévue pour sa croissance externe de 3,5 milliards d’euros, incluant la cession du pôle santé familiale, destinée à recentrer stratégiquement le groupe contrôlé par les héritiers d’Henri Beaufour sur trois axes thérapeutiques, à savoir l’oncologie, les maladies rares et les neurosciences d’ici à 2024. "Cette acquisition fait partie de la stratégie d’Ipsen de se construire un portefeuille de produits en R&D à haute valeur ajoutée", a précisé le groupe dans un communiqué.

Avec Epizyme, Ipsen met la main sur le Tazverik, un inhibiteur indiqué chez l’adulte atteint d’un lymphome et qui a obtenu l’approbation de la FDA (autorités de santé américaine) mais aussi sur le SETD2, médicament encore en phase de test sur le myélome. De quoi diversifier son portefeuille encore trop dépendant de la Somatuline, un anticancereux qui a, certes, représenté 42% de ses ventes l’année dernière, mais qui est désormais menacé par l’arrivée d’un concurrent générique en Europe et aux Etats-Unis. Elle est également destinée à faire oublier l’acquisition désastreuse de la biotech canadienne Celmentia Pharmaceuticals en 2019 d’un montant de plus d’1 milliard d’euros et qui n’a toujours pas porté ses fruits.

Selon les termes de l’accord, la laboratoire français, par l’intermédiaire d’une filiale, lancera, à la clôture de la transaction, une OPA en vue d’acquérir la totalité des actions en circulation d’Epizyme au prix de 1,45 dollars par action en numéraire, faisant ressortir une prime de 144% par rapport au cours moyen de 0,60 dollar des 30 dernières séances. La transaction devrait avoir un effet dilutif modéré sur les activités du groupe jusqu’à la fin de l’année 2024, selon le communiqué du groupe. Une estimation conforme à celle des analystes qui table sur une dilution de 11% en 2023 pour un résultat en équilibre en 2025.

Rappelons qu’Ipsen a publié en février dernier un chiffre d’affaires annuel de 2,87 milliards d’euros, en croissance organique de 12,3% alors que le bénéfice net est ressorti à 758,1 millions d’euros (+24,2%). La branche médecine de spécialité a progressé de 12,7% en 2021 à 2,6 milliards d’euros l’année dernière.

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