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Aix; MNBC; France

Macro-économie / Taux / BCE / cercle des économistes / europe / transition énergétique

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Christine Lagarde ne craint pas uniquement l'inflation

La session inaugurale des rencontres économiques d'Aix-en-Provence a vu Christine Lagarde aborder trois thèmes. Elle n'a pas choisi de parler de l'inflation mais de la "néomondialisation", puis de "la révolution numérique" et de la "menace climatique" en dernier lieu. 
Christine Lagarde en pleine discussion avec Ursula Von der Leyen. 
EUC/ROPI-REA
Christine Lagarde en pleine discussion avec Ursula Von der Leyen. EUC/ROPI-REA

Plutôt que de parler de l'inflation qui "occupe nos jours et nos nuits", Christine Lagarde, présidente de la Banque centrale européenne, a choisi de parler de "trois sujets contingents." Lors des rencontres économiques d'Aix-en-Provence organisées par le Cercle des économistes, elle a successivement évoqué le sujet de la "néomondialisation", celui de la "révolution numérique" et "l'immense menace climatique." Concernant le sujet de l'inflation, elle n'a pas manqué de renvoyer son auditoire à la récente lettre de François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France.

L'ancienne patronne du Fonds monétaire international ne croit pas que les évènements récents signifient la fin de la mondialisation et c'est pour cette raison qu'elle parle de "néomondialisation." Le changement de la forme qu'elle prend est contraint par un commerce mondial qui a diminué de "25 % pendant la pandémie." Cet évènement inédit montre que "nos modèles étaient d'une grande vulnérabilité" et qu'il faut les modifier. La banquière centrale plaide pour une mondialisation moins fragile ; avec des sites de production dans des "zones sûres", des sources d'approvisionnements diversifiées et une régionalisation plus avancée.

Un dernier point sur lequel l'Europe lui semble "bien située", de par l'importance des volumes commerciaux échangés sur le Vieux continent et de par le fait qu'il est "le premier fournisseur de 80 pays dans le monde." Néanmoins, l'Europe doit arriver à prendre le train de la révolution numérique et pour cela il faut lever les freins existants. De son côté elle croit qu'on peut arriver par ce moyen "à donner un nouveau souffle à nos économies" et réaliser des économies d'énergie grâce au numérique. Christine Lagarde compte ainsi continuer à "aller de l'avant vers un euro digital", qui certes n'arrivera "pas demain" mais permettra de disposer d'une "monnaie numérique souveraine."

Le dernier sujet abordé était celui des problématiques climatiques, le moins qu'on puisse dire c'est qu'elle a indiqué que la BCE n'allait pas se défiler sur le sujet. En plus de renvoyer le secteur bancaire à ses responsabilités, elle a indiqué que Francfort comptait continuer le "verdissement de son portefeuille". La banquière centrale a également affiché sa volonté que le secteur bancaire soit bien plus transparent et que les autorités améliorent leur capacité d'évaluation et de notation des risques climatiques.

 

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